Rallye Classic : Une aventure formidable

Rallye Classic : Une aventure formidable

Jamais une édition du Rallye Classic n’aura été si riche en aventures pour ses participants que celle de cette année. Partis le 18 mars dernier de Casablanca, les quelque 75 équipages engagés cette année ont très vite changer de décor. Après une première étape (Casablanca-Benslimane-Afourer) sans embûche, voitures anciennes et bolides de prestige ont mis le cap vers Erfoud. Un parcours de près de 500 km, parsemés de beaux paysages sous un ciel clément, mais dont les routes sinueuses n’avaient pas rendu les choses faciles aux concurrents. Ces derniers, malgré leurs apparences tranquilles, sont avides de victoire, ne serait-ce que d’une étape. Du reste, les participants sont dans le bain ! Ils sont assez prêts pour le désert et ils sont même à ses portes à la veille de cette troisième étape : Erfoud-Ouarzazate. Celle-ci prévoyait également une étape nocturne, soit toute la vigilance qu’il faut aux concurrents pour éviter des erreurs de parcours, mais aussi tout le charme d’un dîner sous les tentes… en plein désert. Puis celle du lendemain, la quatrième donc, mettra le cap vers Agadir. Mais avant de parvenir à la capitale du Souss, les Ferrari, Austin Healey et autres Jaguar d’époque ont été surprises par les caprices du temps. Là encore les choses n’avaient pas été des plus aisées. En ce mercredi 21 mars, la «Route du Cœur» 2007 est à sa moitié parcourue. Et à ce niveau de la compétition, les équipages marocains ont déjà montré leurs talents. Celui composé par Rafik Lahlou et sa femme Dalila, au demeurant des aficionados du «Classic», ont une fois de plus terminé deuxièmes d’étape dans la catégorie «Prestige», celles réservée aux véhicules produits au-delà de 1980. Et dans ce Rallye qu’il a déjà remporté (en 2005), Rafik est loin d’être le seul «Lahlou» engagé. Il y a son frère, Nabil, ses deux cousins Mekki et Taleb, puis un autre oncle Abdelilah. Autre habitué du «Classic» Abdelmajid Alaoui n’a pas démérité avec sa Lotus Super Seven (1992), tout comme le duo composé de Younes Erzini et Karim Serhane sur Jaguar MKII (1960) . Le lendemain, la caravane du Rallye est toujours installée à Agadir. Ce jeudi là (22 mars), le dîner des participants n’est pas comme celui des soirs précédents. Et pour cause, c’est le soir de la fameuse vente aux enchères. Une coutume sociale de «Route du Cœur» (d’où son nom d’ailleurs), puisque les bénéfices de cette vente sont entièrement reversés au profit de l’association caritative «l’Heure Joyeuse». Et ce soir là, les montants récoltés ont été plus important que jamais. Normal : les objets mis en vente sont plus qu’intéressants : de belles œuvres d’art et parfois des pièces uniques. Clou de la vente, un bijou (pendentif en forme de «khemissa», serti de pierres) signé Azuelos a été adjugé à 32.000 DH. Adjugé par Kamil El Kholti, qui, pour la circonstance, a endossé le statut de commissaire priseur. Restent les deux derniers jours du Rallye. D’abord l’étape Agadir-Asni-Marrakech, puis le Grand Prix de Marrakech sur le circuit de l’Atlas Karting. Au final, la victoire est revenue à l’équipage français Olivier Lazar et Stéphane Agostini sur Ferrari 308 GTS (1980). Un duo qui rafle la mise pour la deuxième année consécutive ce qui est une première dans l’histoire du «Classic». Du côté du «Rallye Prestige», ce sont Rafik et Dalila Lahlou qui ont terminé premiers au classement à bord de leur Porsche 911 C2 (1992). Bref, le «Classic», c’est une aventure formidable qui prend fin et qui se donne rendez-vous pour l’an prochain. Il se murmure que Jean-François Rageys envisage d’orienter le parcours du Rallye vers le Nord. Une bonne idée.

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