Rallye du Mexique

Peugeot met tout en oeuvre pour imposer la toute nouvelle 307, confiée aux Finlandais Marcus Gronholm et Harri Rovanpera.
La maîtrise de Loeb sur la neige, en Suède, a impressionné tout le plateau, confondu par le premier succès d’un pilote non issu des pays nordiques sur ce terrain si particulier. Pourtant, l’intéressé semblait convaincu que ce que tous considèrent comme un véritable exploit était à sa portée. Etiqueté comme un « spécialiste de l’asphalte », le chef de file de l’écurie Citroën rétorque : « C’est faux, je préfère la glisse, les rallyes sur terre ». Le Mexique vient à point nommé.
S’il l’emporte, il aura fait un pas important vers le titre mondial que lui promet déjà l’Espagnol Carlos Sainz (Citroën Xsara), son coéquipier, double champion du monde. « Pour moi, il n’y a pas de doute, il sera champion du monde cette année », affirmait-il au soir de la victoire de son cadet en Suède.
Loeb en accepte l’augure. Autour de Leon, sur des pistes roulantes tracées à plus de 2000 mètres d’altitude, il entend bien « prendre une bonne avance au championnat ». Après avoir prouvé en Suède qu’il était capable de résister à la pression d’une course à rebondissements, il est conscient que, malgré ses deux victoires, « le championnat est long. Il reste quatorze rallyes ».
Cette perspective renforce sa détermination. « Cela ne pouvait pas mieux partir, il faut que cela continue », déclare-t-il.
Son départ tonitruant place Loeb dans le collimateur de ses adversaires, à commencer par Gronholm, qui considère que, sans un tête-à-queue qui lui a fait perdre une trentaine de secondes, il avait le potentiel pour l’emporter en Suède (2e). Nouvelle née, sa Peugeot 307 WRC n’a pas encore corrigé tous les défauts de son jeune âge pour sa troisième apparition en compétition. « Il y a encore beaucoup de choses à améliorer, elle n’est pas encore parfaite », concède Gronholm. Pourtant, aux mains du géant finlandais, champion du monde des années paires (2000 et 2002) au volant de sa devancière, la 206, elle, se révèle déjà comme une arme redoutable.
Le Français Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport, indique que son nouveau cheval de bataille « a progressé avant de disputer son premier rallye sur terre ». Il teinte ses propos d’un soupçon d’humilité en considérant que « la 307 n’en est qu’à ses débuts » et en annonçant de réelles évolutions « pour la Nouvelle-Zélande ».

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *