Rallye : Loeb, l’homme de tous les records

Rallye : Loeb, l’homme de tous les records

Sébastien Loeb a ajouté, dimanche au rallye d’Allemagne, un nouveau record à sa riche collection, arrivant à la hauteur de l’Espagnol Carlos Sainz avec 26 victoires au Mondial en attendant de gravir d’autres marches et de régner, en maître absolu, sur la discipline. Alors qu’il n’en est qu’à sa quatrième saison pleine en WRC, le pilote de la Citroën Xsara est devenu, à 32 ans, l’une des références de l’histoire de son sport et n’en finit pas de repousser les limites. Malgré des débuts tardifs parmi l’élite, la trajectoire du Français est rectiligne et rien, pas même sa présence au sein d’une écurie privée (Kronos) avant les retrouvailles avec Citroën au volant de la C4 en 2007, ne semble l’empêcher de rattraper le temps perdu. L’année 2006 devait être celle de la transition après les records à la pelle battus la saison dernière, mais Loeb en a décidé autrement. Avec six victoires en neuf manches du Championnat du monde, le Français est dans les temps pour faire aussi bien qu’en 2005 et rafler 10 épreuves sur 16. Un troisième titre d’affilée lui tend déjà les bras avant de s’attaquer au quadruplé historique du Finlandais Tommi Makinen.
Autre record à sa portée : celui des 12 podiums consécutifs de l’année dernière. Jusqu’ici, en neuf courses, il est parvenu à se hisser, à chaque fois,  parmi les trois premiers. Sa razzia n’est donc pas terminée, même s’il préfère prendre le temps d’apprécier à sa juste mesure son exploit du week-end avant de se projeter vers d’autres défis, dès vendredi en Finlande où il ne s’est jamais imposé. «Pour moi, le record de Sainz est le plus important du Championnat du monde des rallyes», précise-t-il. «Je savoure le plaisir d’avoir rejoint Carlos (Sainz). Mais maintenant, je rêve de le battre. Cela a toujours été mon principal objectif». «Je me nourris surtout du plaisir de la victoire, sinon ce n’est pas intéressant, ajoute-t-il. C’est ce qui me donne envie de rouler».
Calculer n’est décidément pas le fort du natif de Haguenau qui souhaite engranger les lauriers autant qu’il le peut. «On ne sait jamais comment les choses peuvent tourner, indique-t-il. On voit que tout d’un coup pour certains pilotes cela devient difficile. Solberg en 2004 remportait encore pas mal de courses et puis après, ça n’allait plus. On n’est jamais à l’abri. Il faut profiter du moment pour continuer à gagner». Ses adversaires sont également sous le charme et reconnaissent volontiers sa supériorité.
«Pour l’instant, c’est le meilleur pilote», clame ainsi son coéquipier et futur rival, l’Espagnol Daniel Sordo (Citroën Xsara), le seul à avoir résisté en Allemagne à la maîtrise du Français. Marcus Grönholm (Ford Focus), son dauphin au classement des pilotes, s’est, lui, déjà fait une raison. «Je ne pense pas avoir une chance de le rejoindre cette année», déclare-t-il. Marc Marti, copilote de Sordo et ex-acolyte de Sainz, a un avis plus nuancé et refuse de faire des parallèles avec les illustres anciens de la course automobile. «Seb (Loeb) est le N.1 au monde mais, du temps de Carlos (Sainz), le Championnat comptait moins d’épreuves, explique-t-il. C’est très difficile de comparer. La situation est aujourd’hui très différente avec tous les essais. Les voitures n’ont également rien à voir».
Marc van Dalen, le patron de Kronos, souhaite, de son côté, faire durer le plaisir avant de céder le champion français à Citroën. «Tout le monde connaît notre situation qui n’est pas facile parce que Sébastien (Loeb) va nous quitter à la fin de la saison, souligne-t-il. Nous devons en profiter aussi longtemps que nous le pouvons et célébrer les succè».

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