Réactions

• Driss Sentissi, maire de Salé : «Un grand acquis pour la démocratie locale»

Je crois que la Charte communale de 2002 avait déjà élargi les prérogatives des présidents des conseils de la ville. Le texte de la nouvelle charte renforce davantage ces prérogatives, dans la mesure où il contribue à l’allègement de la dépendance des Conseils vis-à-vis des ministères de tutelle, notamment celui des Finances.
Il y a lieu de relever, également, que ce nouveau texte définit clairement les rôles des Conseils des villes et ceux des arrondissements, déterminant de manière pointue les attributions de chacun d’entre eux.  Avec cette initiative, le Maroc franchit un important pas vers la consolidation de la bonne gouvernance et la démocratie locale.  Déjà, il faut retenir que l’élaboration du texte de cette nouvelle Charte est le fruit d’un processus patient de consultations démocratiques. Le ministère de l’Intérieur a mené, depuis déjà deux ans, une large campagne de concertations avec les parties concernées, dont notamment les partis politiques.  


• Faouzi Chaâbi : «Le président d’un Conseil de la ville doit avoir la majorité des voix»

Déjà le président du conseil de la ville doit d’être élu par la majorité des citoyens et c’est un point très important pour ce nouveau projet de loi.
Deuxième point, il ne faut  pas  que le président de la commune soit le président de la commission administrative qui veille sur l’inscription des électeurs sur les listes électorales. Aussi une chose importante à souligner, c’est qu’il faut placer un juge à la tête de chaque commission.  Avec la carte biométrique, tout citoyen pourra voter. Une autre chose très  intéressante,  c’est que je ne partage pas  l’avis  de ceux qui appellent à l’interdiction des jeunes  de moins de 23 ans de participer comme candidats aux élections , je trouve cela  injuste.   


• Ahmed Zaki : «Il faut instaurer une réelle indépendance des communes par rapport à l’autorité administrative»

Le projet de la nouvelle charte communale amène un certain nombre de dispositions qui tentent de dépasser les blocages existant au niveau de la gestion des communes. Toutefois, il ne se penche pas sur les réels problèmes de ces dernières. Il faut encore agir dans le sens du  renforcement des compétences des collectivités locales par  l’instauration d’une réelle indépendance par rapport à l’autorité administrative.  Parmi les mesures phares de cette charte, figure la désignation du secrétaire général du conseil communal, mais cela  a tendance à faire en sorte que l’administration reste toujours le réel  gestionnaire. Il vaudrait mieux aller dans le sens de la désignation d’un président exécutif. Autre problème non traité, c’est celui de la parité dans la gestion des communes. La charte ne ramène pas de nouvelles mesures concrètes allant dans ce sens, notamment l’amélioration du niveau des catégories sociales marginalisées et la présence de la femme dans la gestion des communes. Ainsi jusqu’à présent, les collectivités locales sont perçues comme des appendices de l’administration.  Elles manquent toujours d’assises, de ressources économiques et de potentiels humains leur permettant de prendre en main et d’accompagner leur propre développement. Il y a nécessité d’offrir plus de possibilités aux collectivités locales pour l’instauration entre elles de plan commun de développement notamment à travers la création d’un syndicat qui les regrouperait.    

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