Ribéry fait carburer les Bleus à l’émotion

Ribéry fait carburer les Bleus à l’émotion

Le «toujours» Marseillais a fait taire les sifflets espagnols qui avaient couvert la Marseillaise. Franck Ribéry, 23 ans, ne pouvait choisir meilleur moment pour marquer son premier but en sélection, permettant aux Bleus d’égaliser juste avant la pause après l’ouverture du score de l’Espagne. «Il respire la joie de vivre et la communique aux autres», avait assuré Zinédine Zidane au sujet de son jeune partenaire. «C’est quelqu’un qui marquera les esprits à chaque fois qu’il sera sur le terrain. Il deviendra quelqu’un d’important dans le football.» Ribéry (7 sélections) se contente pour le moment de savourer son premier but: «C’est énorme pour moi, pour toute ma famille. J’ai connu des moments difficiles, mais j’ai toujours cru en moi, j’ai toujours eu l’aide de ma famille. Je suis quelqu’un qui a toujours travaillé, jamais baissé les bras.»  Non content de montrer la voie sur le terrain, c’est aussi lui qui a entraîné les Bleus spontanément vers leurs supporteurs à la fin du match pour une communion bien réjouissante après les crispations des premiers matches. Et si ce Mondial permettait une passation de pouvoir entre "Zizou" et Ribéry, comme une transmission du maillot N.10 entre deux joueurs qui semblent s’entendre également très bien en dehors des terrains, eux que l’on voit souvent côte à côte à l’entraînement?


Miroslav Klose : la malchance de l’Argentine
L’Allemand Miroslav Klose, meilleur buteur du Mondial avec quatre buts, s’est montré confiant avant d’affronter l’Argentine en quart de finale vendredi, estimant même que «l’Argentine avait la malchance de tomber sur l’Allemagne. Nous ne sommes pas particulièrement nerveux avant d’affronter l’Argentine, on sait que c’est une équipe forte et l’une des favorites pour le titre mondial», a admis Klose lors de la conférence de presse quotidienne de l’équipe d’Allemagne à Berlin. "Mais ils ont la malchance de tomber sur nous et nous espérons les renvoyer chez eux", a poursuivi l’attaquant de Brême qui suscite après son début de tournoi les convoitises des plus grands clubs européens. «Ils ont certes des très grands joueurs, mais on sait que si on les met sous pression pendant 90 minutes, eux-aussi peuvent commettre des erreurs», a affirmé "Miro".  Révélation du Mondial-2002 en Corée du Sud et au Japon où il avait terminé à la deuxième place du classement des buteurs, Klose a été désigné par ses pairs meilleur joueur du championnat d’Allemagne 2005-06. De l’avis de ses entraîneurs et coéquipiers, l’attaquant né en Pologne, discret et peu loquace, a beaucoup mûri.


Eriksson regrette la suspension de Deco
Le sélectionneur de l’Angleterre, Sven-Goran Eriksson, a regretté mercredi la suspension du milieu de terrain portugais Deco pour le quart de finale du Mondial de football entre les deux pays, samedi à Gelsenkirchen. «Bien sûr, c’est dommage à chaque fois que des joueurs sont absents, a déclaré le Suédois. Deco est un joueur fantastique. Costinha est aussi important pour eux en pivot du milieu de terrain. Michael Owen nous manque aussi, mais c’est la vie dans le football.» Deco a été exclu pour deux cartons jaunes dimanche face aux Pays-Bas (1-0) en 8e de finale, tout comme le milieu de terrain défensif Costinha. La Fédération internationale de football (Fifa) a refusé d’annuler le match de suspension de Deco, qui avait fait appel considérant que le deuxième carton jaune, reçu pour avoir gagné du temps, n’était pas justifié. Eriksson a estimé que l’ancien Ballon d’Or (2000) Luis Figo était le plus susceptible de remplacer Deco dans son rôle. «Je pense que Figo pourrait jouer derrière Pauleta, a-t-il dit. Il l’a fait lors du premier match face à l’Angola. Bien sûr il est très dangereux, il a créé le but contre l’Angola de cette position.»


Neville devrait pouvoir jouer face au Portugal
Le défenseur anglais Gary Neville, touché à un mollet, a effectué une séance complète d’entraînement mercredi et semble apte à disputer le quart de finale du Mondial de football face au Portugal, samedi à Gelsenkirchen, a annoncé son sélectionneur Sven-Goran Eriksson. «Il est très bien, il a tout fait aujourd’hui, a expliqué le Suédois. Il n’a rien ressenti après l’entraînement. Je pense qu’il sera OK pour samedi, mais nous avons entraînement demain (jeudi) et vendredi aussi.»  Neville s’était blessé lors du premier match remporté face au Paraguay (1-0), pour sa 80e sélection. Il avait ensuite dû renoncer à la rencontre gagnée devant Trinité-et-Tobago (2-0) et à celle contre la Suède (2-2). Le défenseur de Manchester United, qui avait manqué toute la Coupe du monde 2002 sur blessure, avait repris un entraînement léger jeudi. Mais il avait connu une légère rechute et n’avait pu participer au 8e de finale face à l’Equateur (1-0). Il avait été laissé au repos tout le week-end et avait seulement repris un entraînement individualisé avec un préparateur physique mardi. Neville avait été remplacé lors des deux matches de poule par Jamie Carragher et pour le 8e de finale par Owen Hargreaves.


L’Italie dans une tourmente extra-sportive
L’équipe d’Italie est prise dans une véritable tourmente extra-sportive, entre le drame Pessotto, le procès du scandale du Calcio et les critiques sur son jeu défensif et peu attrayant. La Squadra Azzurra assure qu’elle reste hermétique à tous ces événements avant son quart de finale contre l’Ukraine vendredi. Mais, mercredi, les Italiens n’ont présenté à la presse que deux joueurs qui ne joueront pas vendredi: Alessandro Nesta, blessé, et le gardien remplaçant Angelo Peruzzi. Comme pour se protéger. Nesta a tenté de minimiser l’influence de tous ces paramètres extérieurs sur la sélection. Concernant l’état de santé de l’ex-joueur de la Juventus Turin Gianluca Pessotto après sa tentative de suicide présumée, le défenseur central de l’AC Milan a fait part de la profonde tristesse de toute l’équipe, assurant toutefois que «cela n’aura pas d’influence sur notre concentration. Nous sommes tous vraiment désolés, nous lui souhaitons tous un prompt rétablissement. Nous en parlons entre nous, évidemment. Tout le monde le connaissait plus ou moins. Mais nous surmonterons tout ça». Le diagnostic sur les chances de survie de Pessotto restait "réservé" mercredi. Cette tragédie a cependant eu un impact direct sur la vie du groupe, puisque Alessandro Del Piero et Gianluca Zambrotta ont quitté mardi le camp de l’Italie à Duisbourg pour se rendre à son chevet à Turin.  Le défenseur s’est également montré catégorique au sujet du procès du scandale du Calcio qui s’ouvre jeudi à Rome. «Nous sommes bien sûrs informés de tout ce qui se passe, mais c’est secondaire, a-t-il affirmé. Je veux dire, c’est important en Italie, pour son championnat, mais pour nous, joueurs de la sélection italienne, la priorité est le Mondial, ce qui se passe en Allemagne». Cette belle leçon de langue de bois a cependant du mal à résister au séisme que représente le plus grand procès dans l’histoire du football italien, avec quatre clubs mythiques -Juventus Turin, AC Milan, Lazio Rome, Fiorentina- qui pourraient se voir rétrogradés. Comme si tout cela ne suffisait pas, les hommes de Marcello Lippi sont sous les feux croisés des critiques concernant un retour à une défense de première classe, le fameux "catenaccio".


Shevchenko connait bien l’Italie
Andrei Shevchenko, buteur et capitaine de l’Ukraine, s’apprête à croiser le fer avec une défense qu’il connaît bien: celle de l’Italie. "Sheva", qui a signé à Chelsea juste avant le Mondial, a régalé l’AC Milan et terrorisé les défenses d’Italie pendant sept saisons. "L’arme fatale", comme l’ont surnommé ses supporteurs, a marqué 127 buts en 208 matches de championnat. «L’équipe d’Italie est pleine de joueurs de talent, certains d’entre eux sont d’anciens coéquipiers», rappelle Shevchenko, pensant à Alessandro Nesta (forfait sur blessure pour ce match) et aux milieux à vocation défensive Andrea Pirlo et Gennaro Gattuso. «J’ai passé sept merveilleuses années en Italie et je dois beaucoup à ce pays, mais maintenant je dois jouer contre eux dans le match le plus important de l’histoire de l’Ukraine», ajoute l’attaquant de 29 ans. Le quart de finale du Mondial ne sera que le deuxième match de Sheva contre les Italiens. Encore mal remis d’une blessure à un genou, il n’a pas disputé le match de préparation au Mondial à Lausanne (Suisse) conclu sur un 0-0, le 2 juin.


Allemagne-Argentine : Ballack et Klose pourront jouer
Le capitaine et meneur de jeu Michael Ballack et l’attaquant Miroslav Klose, ménagés mardi, pourront prendre part au quart de finale du Mondial-2006 de football opposant vendredi l’Allemagne à l’Argentine, a annoncé_ mercredi le sélectionneur adjoint de l’équipe d’Allemagne, Joachim Löw. «Ils vont participer normalement à la journée d’entraînement mercredi et il n’y aura aucun problème pour vendredi», jour du match contre l’Argentine à Berlin. Ballack avait un hématome à une cheville tandis que Klose souffrait d’une inflammation ligamentaire au niveau d’un pied, c’est pourquoi ils ont eu des séances d’entraînement aménagées mardi», a précisé Löw lors de la conférence de presse quotidienne de l’Allemagne à Berlin. L’encadrement de la sélection allemande a par ailleurs indiqué qu’Oliver Kahn, gardien de but remplaçant, ne se ressentait plus de ses problèmes gastriques qui l’avaient empêché de s’entraîner mardi. «Je ne suis pas encore au mieux, mais ça va», a indiqué l’ancien capitaine allemand, élu meilleur joueur du Mondial-2002 mais simple doublure de Jens Lehmann pour le Mondial-2006.


Cette équipe d’Espagne a de l’avenir
L’équipe d’Espagne, logiquement abattue après sa douloureuse élimination en 8e de finale du Mondial-2006 de football par la France, a pourtant de quoi rebondir avec un groupe talentueux et surtout très jeune, probablement encadré par le même sélectionneur. «Si le football espagnol me le demande, je continuerai», a déclaré Luis Aragones au journal Marca à l’issue de la rencontre à Hanovre mardi soir. Et tout porte à croire que le football espagnol, via la Fédération (RFEF), lui demandera de rempiler, au moins jusqu’à l’Euro 2008. «Luis Aragones a fait du bon travail, il a renouvelé la sélection, a intégré des jeunes, avec beaucoup d’envie, et nous sommes sûrs qu’il est l’homme idéal pour continuer un projet qu’il a lui-même initié», déclarait après l’élimination le président de la RFEF, Angel Maria Villar. D’autant que le "sage d’Hortaleza" possède un excellent bilan à la tête de la "Seleccion": 26 matches, 17 victoires, 8 nuls et une seule défaite. Mais une défaite qui compte, puisqu’elle a mis brutalement fin à l’aventure d’Aragones et de ses hommes, débutée en juillet 2004 après le désastre de l’Euro-2004 au Portugal (élimination au premier tour). Toutefois, ce pourrait ne pas être un point final pour le sélectionneur et son groupe.
«Nous reviendrons» «Nous avons une équipe et nous reviendrons», titrait en Une le journal sportif Marca, invitant un petit garçon à ne pas pleurer.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *