Roland Garros : et de deux pour l’Argentine!

Les Internationaux de France de tennis auront été particuliers cette année. Chez les dames comme chez les messieurs, ce sont des vainqueurs inattendus qui ont brillé à Roland Garros. La surprise a en effet plané sur la terre battue parisienne.
Après la Russe Anastatsia Myskina qui a surpassé toutes ces dames, c’était au tour de Gaston Gaudio (44e mondial) de s’imposer au masculin. La finale l’ayant opposé à la tête de série n°3, Guillermo Coria, est l’une des plus belles, mais aussi des plus biscornues du célèbre tournoi.
L’Argentin ramène ainsi au pays le trophée pour la seconde fois de son Histoire, la première étant l’oeuvre de Guillermo Villas, en 1977. Si la finale dames a été 100 % russe, la similitude aura voulu que chez les messieurs, celle-ci soit argentine.
Dès les premiers échanges, Guillermo Coria prit les devants et imposa son rythme à la rencontre. Durant près d’une heure de jeu, Gaudio subira la loi de son compatriote, qui s’envolait vers une victoire avérée. La première manche en dit long sur la force de frappe foudroyante de celui qui, en fin de compte, allait… perdre.
En effet, le tableau affichait (6-0) en faveur de Coria à l’issue du premier set. Le ton était donné et le jeune Argentin était parti pour sa première victoire lors d’un tournoi de Grand Chelem.
La seconde manche (6-3) confirma la suprématie de Guillermo qui devait déjà distinguer son nom, aux côtés de l’autre Guillermo, dans les chroniques du tennis argentin.
Exaspéré, tout ce que pouvait Gaudio c’est de brutaliser sa raquette, sentant les prémices de sa défaite alors qu’il était en finale, tout près du but. Seulement voilà… Le troisième set connut une légère baisse de régime de la part de Coria. Chose qui permis à son adversaire de se ressaisir et reprendre peu à peu confiance, bénéficier de ses premières balles de break et s’accaparer des services du meneur. Gaudio refait surface et s’adjuge, non sans peine, cette troisième manche (6-4).
De retour aux champs de bataille après un bref moment de répit, les deux compères se lancèrent de plus belle dans de nouvelles joutes tennistiques. Le score affichait (1-1) lorsque Coria ne supportait plus les douleurs dues à une crampe au niveau de la jambe gauche.
Le match fut interrompu le temps que le médecin lui prodigue les soins nécessaires. Des soins qui ne le remettront pas assez sur ses jambes, puisque c’est un autre Coria qui était en face du Gaudio. Son mal lui causant un sérieux handicap, Guillermo accumulait les fautes et céda cinq jeux de suite. On en était à (6-0, 6-3, 4-6, 1-6).
Les rapports de force semblaient égaux lors de la cinquième reprise. Les breaks se multipliaient, la tension montait et le suspense gagnait en ampleur. Coria flirta avec la victoire lorsqu’il disposa, à deux reprises consécutives, d’une balle de match. Il n’en fera pas grand-chose et vit, avec amertume, la victoire lui glisser entre les doigts (0-6, 3-6, 6-4, 6-1, 8-6) au bout de trois heures et demie d’intenses échanges.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *