Said Ben Amar, le premier rameur marocain à avoir traversé l’Atlantique

Said Ben Amar, le premier rameur marocain à avoir
traversé l’Atlantique

Nador vient de réserver un accueil des plus chaleureux  à son enfant prodige. Le skipper Saïd Ben Amar est le premier Marocain à avoir traversé l’Atlantique à la rame, en solitaire, sans assistance ni escale.
«En arrivant à destination j’ai senti la fierté d’avoir réussi le défi d’être le premier Arabe et Africain à avoir traversé l’Atlantique à la rame et peut-être le plus jeune skipper  sur le plan international à avoir réussi la  traversée reliant Dakar à Cayenne. Et tout de suite j’ai pensé à mon pays, à mes amis, à ma famille, mes sponsors et l’engouement qu’il y avait au Maroc et à Grenoble  pour ma participation à cette course», explique-t-il à ALM et à ses amis de sa ville natale Nador. Et d’enchaîner : «Lorsque je traversais des moments pénibles au milieu des vagues, seul face aux flots qui ont failli venir à bout  de mes efforts et accentuer ma peine, je n’ai dû mon salut qu’à ma foi, à la volonté de réussir ce challenge et la compassion de tous ceux qui ont cru en moi». Said raconte son périple et les 51 jours qu’il avait passés seul à bord de son  monotype  le «Championnet», à la manière de Santiago du roman «Le vieil homme et la mer» d’Ernest Hemingway. Il explique aussi comment il a perdu 14 kilos et les moments  intenses de joie et de pleurs, de difficultés, de découvertes qu’il a vécus et endurés. «Je me suis entraîné pour être présent dans cette course, sachant que je ne connaissais rien à la haute mer. Mon objectif était d’arriver à destination et il ne fallait pas que je gâche ce rêve même si je devais me surpasser. Il ne fallait pas décevoir. Et le drapeau que j’ai porté en partant de Dakar, il fallait qu’il arrive à Cayenne». Les chevaliers marocains n’ont jamais déposé  leur étendard à  mi-chemin. Souvent au prix de leur vie mais à la gloire des leurs.  Les jeunes peuvent faire la même chose, chacun dans sa spécialité et dans le sport qu’il préfère pratiquer. C’est montrer au monde de quoi est capable la jeunesse marocaine. Tel est le message que Said aime faire passer.

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