Saïd Naciri: «Le WAC a plus de rendement que les autres clubs du championnat»

Saïd Naciri: «Le WAC a plus de rendement que les autres clubs du championnat»

ALM : Après une année à la tête du Wydad, comment voyez-vous les choses au sein du club ?
 

Said Naciri : Malgré beaucoup de difficultés, nous avons pu opérer une rupture avec les erreurs du passé et redorer le blason de l’équipe. Le Wydad, champion en titre avec un 18ème titre l’année dernière, est un club qui a une histoire et un palmarès énorme, donc il faut continuer dans cette démarche pour décrocher d’autres titres à l’échelle nationale et africaine. Nous nous attelons à l’amélioration de l’état des infrastructures et pourquoi pas ajouter un autre terrain, outre que celui de Mohamed Benjelloun. Nous nous penchons également sur l’amélioration des salaires et les conditions de travail et pour que chaque joueur reçoive ses primes dans les délais fixés, car il faut donner pour recevoir. Donc nous avons encore du pain sur la planche, mais c’est ma mission et celle de tous les éléments engagés dans ce club de préserver les acquis et en même temps aller de l’avant pour que le Wydad reste un grand club.

Quels sont les objectifs fixés pour cette saison ?

Mon objectif pour cette année est que le Wydad reste toujours en haut de l’affiche. Evidemment nous allons mettre une stratégie pour revoir toutes les composantes de l’équipe (esprit, moral, physique, homogénéité entre tous les éléments, et amélioration des conditions de jeu). Cette saison, je ferai de mon mieux pour conserver le titre.

L’arrivée de l’entraîneur John Toshack a-t-elle apporté un plus au club ?

Bien évidemment. L’arrivée de John Toshack a beaucoup servi l’équipe des Rouges. C’est un technicien qui a une longue expérience et qui maîtrise bien son travail. Toshack a pu donner une certaine stabilité au sein de l’équipe, sans oublier le rendement bien clair de la formation.

Justement, mais à qui imputez-vous l’élimination du Wydad de la Coupe du Trône ?

D’abord, en tant que président du club, je suis responsable de cette élimination. Et John Toshack l’a déclaré déjà après notre sortie de cette Coupe. Nous sommes responsables de tout échec de l’équipe. Et nous ne responsabilisons personne, car, l’entraîneur ne représente pas à lui seul le staff technique. Au contraire, il faut apprendre de ses erreurs pour ne plus les répéter dans les prochaines échéances. Aujourd’hui nous sommes bien concentrés sur le championnat et le reste des compétitions.

Actuellement, nous sommes à la quatrième année du professionnalisme. A votre avis, le championnat a-t-il vraiment cet esprit de championnat professionnel ?

Je crois que notre championnat est en train de tracer sa notoriété petit à petit. Le professionnalisme reste toujours un commencement pour notre championnat. Mais nous avons toujours ce privilège par rapport à d’autres championnats arabes d’inviter de grandes formations européennes à l’instar du FC Barcelone et du Real Madrid et que nos équipes se mesurent à elles. Donc cela prouve que nous avons des clubs basés et structurés pour affronter ces équipes et qui sont en cours de formation pour développer d’autres compétences sur le terrain.

Justement, parlons du niveau des clubs du championnat, où situez-vous le WAC ?

Sincèrement je trouve que le Wydad a plus de rendement que les autres clubs du championnat. Et je n’ignore pas le niveau des autres équipes qui ont aussi leur place au niveau local et même africain.  

Que pourriez-vous nous dire sur Badou Zaki et l’équipe nationale ?

Il faut laisser Badou Zaki travailler. C’est un homme de terrain et qui a beaucoup d’expérience. J’invite tout le monde à l’encourager et l’aider et non à chaque faux pas changer de sélectionneur. Limoger un entraîneur au moindre faux pas est l’aveu de l’échec. Et j’invite tous les responsables des clubs à bien former les joueurs pour qu’ils aient la chance d’être convoqués en équipe nationale.

Un mot sur Faouzi Lakjaa ?

Le président de la Fédération nationale de football est pour moi un homme de principes et qui veut vraiment servir le football national, lequel traverse un moment crucial de son existence. Il a donc besoin de gens capables comme lui de s’impliquer à 100% dans ce sport et surtout en mesure de faire bénéficier le club de leur expérience.

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