Saison fructueuse pour le MCO

Aujourd’hui Le Maroc : Le MCO retrouve le championnat de première division, comment évaluez-vous ce succès ?
Mohamed Tejjini : Cette montée en première division du Groupement national de football marque le retour du Mouloudia d’Oujda à la cour des grands. Ce club a enfin retrouvé sa gloire, et ce au terme d’une saison durant laquelle tout le monde s’est mobilisé pour atteindre cet objectif. Les joueurs ont fait un parcours exceptionnel compte tenu de leur jeunesse et leur manque d’expérience. Les dirigeants n’ont épargné aucun effort pour réunir toutes les conditions matérielles nécessaires tout au long de la saison. Le public oujdi a été très fantastique. Les supporters du MCO sont certes exigeants, mais ils ont toujours été présents pour épauler leur équipe. Regardez comme ils se sont déplacés en masse dimanche denier pour la rencontre contre l’ASS. Cette ambiance m’a fait rappelé les années 60 et 70 qui ont connu les heures de gloire du football oujdi.

Cette saison a tout de même été difficile pour votre équipe. Quelles étaient ces difficultés ?
Nous avons essentiellement souffert de l’éloignement de la ville d’Oujda. Chaque quinzaine, nous étions obligés de parcourir de longues distances pour jouer les matches du championnat, à Rabat, Casablanca, El Jadida entre autres. D’un point de vue purement technique, l’actuelle saison n’a pas été des plus aisées, et ce dès les premières journées. Plusieurs équipes ont très bien démarré le championnat cette année, telles le Nejm Marrakech, le Rachad Bernoussi, pour ne citer que celles-ci. Par conséquent, nous étions dans l’obligation de négocier séparément chaque rencontre au fil des journées.

Le manque de moyens reste le principal problème dont souffre la majorité des clubs marocains. Comment se portent les ressources matérielles du MCO ?
Le Mouloudia d’Oujda ne fait pas l’exception. Le club ne dispose pas de rentrées régulières d’argent ce qui le laisse tributaire des dons personnels et des recettes des matches. Ces dernières sont loin d’être d’un grand secours pour une équipe qui évolue en milieu ou en bas du tableau. Le public ne se déplace que pour voir jouer une équipe qui se bat pour le fauteuil de leader. Avec si peu de moyens, on ne peut exiger de nos équipes d’être au top de leur niveau.

Vous comptez évoluer en GNF I avec l’effectif actuel ?
Ce groupe qui a réussi une extraordinaire saison et a accédé en première division est en grande partie composé de jeunes joueurs qui se sont donné à fond. Il serait donc suicidaire pour le même effectif de faire deux saisons d’affilée avec un rythme aussi élevé. J’ai vécu cette situation avec l’USMO en 1991. En plus, évoluer en première division est tout à fait différent du GNF II. Le rythme y est plus soutenu et la pression que subissent les joueurs est beaucoup plus grande.

Comment comptez-vous remédier à cela ?
Nous avons l’intention d’alimenter notre groupe par de nouveaux joueurs : un attaquant, un autre en milieu de terrain et un troisième en défense. Le problème qui a entravé l’équipe durant cette saison est l’absence de doubles. Prenons l’exemple de libero. Trois joueurs occupant ce poste se sont fait opérés ces derniers mois. Ils souffraient tous du ménisque. Du coup, j’étais obligé de faire jouer à ce poste un élément qui n’était pas forcément à l’aise en tant que libero. Je suis également conscient qu’il faut être très vigilant lors de la période transitoire de l’entre-saison. Les joueurs doivent certes se reposer, mais nous sommes quand même obligés de recommencer les entraînements le 1er août au plus tard. Nous ne devrions en aucun cas retomber dans le piège qui nous a fait quitter la première division auparavant.

Quels sont vos objectifs pour la saison à venir ?
Je vous mentirais si je vous disais que nous visons le titre de champion du Maroc. Cependant, il est clair que nous ferons tout pour consolider cet acquis et nous stabiliser en première division.
 

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