Schumacher absout à moitié

La décision du Tribunal d’appel de la Fédération internationale automobile aura ainsi préservé le suspense pour les championnats 2003, pilotes et, surtout, constructeurs. Même si, officiellement, les juges réunis à Paris n’ont en rien pris en compte cette conséquence. Leur décision rend, à la fin de saison, un intérêt sportif que la punition initiale – rétrogradation de dix places sur la grille de départ du Grand prix de Hongrie qui se dispute dimanche – avait menacé de lui ôter. Le Tribunal avait entendu toutes les parties concernées. Mercredi, il a certes confirmé la responsabilité du cadet des Schumacher dans le carambolage survenu au départ du GP d’Allemagne le 27 juillet à Hockenheim, qui l’avait éliminé ainsi que le Finlandais Kimi Raikkonen (McLaren-Mercedes) et le Brésilien Rubens Barrichello (Ferrari). Mais les juges l’ont jugé moins coupable que les commissaires ne l’avaient fait à chaud et ont considéré « inappropriée » la sanction première. Il leur est apparu qu’une part de responsabilité pouvait probablement être imputée à Barrichello et Raikkonen. Ils ont en conséquence pardonné à moitié l’Allemand en ne lui infligeant qu’une grosse amende de 50.000 dollars. Cette décision a été accueillie avec satisfaction tant par Ralf Schumacher que par son patron Frank Williams. « Nous sommes satisfaits que le Tribunal d’appel ait jugé bon de réviser la grave sanction initiale, a déclaré ce dernier. Qu’il y ait substitué une pénalité financière signifie au moins que nous pouvons participer au GP de Hongrie avec Ralf en position compétitive pour les deux championnats ». A quatre courses de la fin de la saison 2003, l’Allemand est 4e au classement des pilotes, à 18 points du leader, son frère Michael (Ferrari). Au Championnat des constructeurs, Ferrari est en tête avec 120 points, soit seulement deux points d’avance sur Williams-BMW (118). Au cas où, comme en avaient décidé les commissaires du GP d’Allemagne, Ralf Schumacher avait été condamné à ne prendre le départ du GP de Hongrie qu’en sixième ligne, dans le meilleur des cas, ses chances auraient été quasiment nulles sur un circuit où il est extrêmement difficile de doubler. Et son écurie en aurait été gravement pénalisée, ne pouvant compter au mieux que sur son second pilote, le Colombien Juan Pablo Montoya, pour marquer des points.

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