Schumacher, le rouge et la F1

Et de trois pour Schumacher. Le pilote allemand vient de remporter son troisième succès sur les quatre courses qu’il a disputées depuis le début de la saison. Le Grand Prix de Saint Marin s’est terminé dans la joie la plus complète pour les membres de la Scuderia Ferrari et toute la foule italienne venue assister au doublé de son équipe fétiche.
À 33 ans, Michael Schumacher, quatre fois champion du monde, possède toujours l’enthousiasme d’un junior. Lui qui dit ne pas courir pour les records est pourtant bien parti pour en pulvériser quelques uns. Il faut dire qu’avec la nouvelle F2002, il semble posséder l’arme idéale.
Dans le viseur de l’Allemand, les cinq titres de Fangio sont déjà en vue. Michael, qui possède 14 points d’avance sur son frère au championnat du monde, peut rejoindre dès cette année l’Argentin dans la légende. Avec son cadet, le pilote Ferrari est d’ailleurs en train de construire une véritable dynastie depuis la fin 2001. Les deux frères ont en effet squatté les premières places des six dernières courses de Formule 1. Cinq pour Michael et une pour Ralf. Et, sur ses 56 succès depuis ses débuts avec Jordan, l’Allemand en a signé 38 avec la Scuderia. Entre lui et la firme de Maranello, une histoire d’amour qui explique pour beaucoup les fabuleux résultats du tandem.
Ce dimanche à Imola, Michael Schumacher est devenu le pilote ayant pris le plus de départs au volant d’une monoplace frappée de l’écusson au cheval cabré : la Ferrari. Le ratio de Schumi est impressionnant : 98 départs et 38 victoires ! Et, dès que l’on parle de la paire Ferrari-Schumacher, les statistiques s’affolent. Ainsi, sur la durée, le quadruple champion du monde est installé aux commandes du championnat du monde depuis le Grand prix d’Italie 2000. Soit un total de 24 courses que Michael Schumacher aborde en position de leader… Pas ingrat, l’ex-pilote Benetton n’oublie jamais de remercier les membres de la Scuderia. Cette fois, après le doublé réussi avec son coéquipier Rubens Barrichello à Imola, c’est Ross Brawn, le directeur technique, qui a eu droit à un hommage appuyé.
«Je tiens à féliciter Ross Brawn, qui est l’homme qui a fait la F2002. C’est une personne vraiment talentueuse. Il est toujours motivé, quelle que soit la situation et c’est une personne fabuleuse au plan humain. Je le connais depuis si longtemps… C’est un atout incroyable pour Ferrari », glissait l’Allemand en conférence de presse. Et pour cause, c’est le même Brawn qui a sauvé l’Allemand d’une défaite imminente puisqu’à quelques tours de l’arrivée, un problème sur son volant s’est déclaré. Tout est bien qui finit bien donc. Visiblement, l’usure du pouvoir, la Scuderia et Michael Schumacher ne connaissent pas.

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