Scolari : un stratège hors pair

Des cartons rouges, des accusations de jeu violent, de la finesse tactique, des victoires aux tirs au but…  Les Portugais affrontent la France ce mercredi en demi-finale de la Coupe du monde, un niveau qu’ils n’avaient pas atteint depuis 1966. Ils le doivent en partie à Scolari. Scolari a amené deux clubs brésiliens au titre continental, le Gremio Porto Alegre en 1995 puis Palmeiras en 1999. Sous ses ordres, les joueurs du Gremio étaient réputés pour leur jeu musclé, voire violent. Des adversaires défaits les ont une fois accusés d’avoir encouragé la police anti-émeutes à les tabasser alors qu’une bagarre avait éclaté sur le terrain. Mais ce qui est incontestable, c’est que Scolari inculquait à ses joueurs confiance et détermination. En prenant en main l’équipe du Brésil puis le Portugal, Scolari a paru assagi, sans rien perdre de son goût pour la victoire. Sous ses ordres, le Brésil a remporté un cinquième titre mondial en 2002 et le Portugal a atteint la finale de l’Euro2004. Mais aujourd’hui encore, il demeure une personnalité à part sur son banc de touche, fulminant à la moindre erreur de ses joueurs et faisant les cent pas comme un tigre en cage. La campagne 2006 du Portugal porte encore sa marque, à l’image du match contre les Néerlandais qui recelait les ingrédients d’une victoire "à la Scolari". Quatre cartons rouges distribués, six minutes d’arrêts de jeu, une ambiance détestable et des accusations réciproques d’anti-jeu. Ce succès face aux Néerlandais a précédé celui face aux Anglais, obtenu aux tirs au but dans une atmosphère délétère. Ses hommes (dont Cristiano Ronaldo son coéquipier à Manchester United) sont accusés d’avoir encouragé l’arbitre à expulser Wayne Rooney. Mais Scolari n’en a cure et il se félicite d’avoir transformé ses footballeurs en guerriers.

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