Seaman lynché par la presse anglaise

Au lendemain du match nul concédé par l’Angleterre face à la Macédoine (2-2) lors des qualifications de l’Euro-2004 de football, la presse anglaise a concentré jeudi ses critiques sur le gardien de but vétéran David Seaman.
Des critiques acerbes sont adressées au «grand» David Seaman, coupable mercredi soir à Southampton d’avoir encaissé un nouveau but sur lob, cette fois sur un corner direct de Artim Sakiri, qui ouvrait ainsi le score pour la Macédoine à la 11e minute. «Mal de mer », lançait en dernière page le tabloïd Daily Mirror – «Sea Sick» en version originale -, soit une référence évidente à David Seaman qui, à 39 ans et après 75 sélections, « est arrivé en bout de course au niveau international » pour le Mirror. «Le moment est venu pour Sven Goran Eriksson de faire ses adieux à David Seaman», estime le tabloïd. Encore plus cruel, le Daily Mail recense l’ensemble des buts «stupides» encaissés par le gardien d’Arsenal et de l’équipe d’Angleterre durant sa carrière.
Un inventaire qui va du but de Paul Gascoigne lors d’une demi-finale de la Coupe de la Ligue en 1991, au coup-franc de 35 m du Brésilien Ronaldinho en juin dernier en quart de finale du Mondial-2002 (victoire 2-1 du Brésil), en passant par le lob du milieu de terrain du Marocain de Saragosse Nayim en finale de la Coupe de l’UEFA en 1995. Ces joueurs sont «les plus susceptibles d’envoyer à Seaman une carte de remerciement pour Noël», lance ironiquement le quotidien. Pour autant, la «cible» Seaman ne sert pas forcément de bouclier au sélectionneur suédois Sven Goran Erikson, jusqu’à présent plutôt épargné par les critiques. Le Daily Express, aussi vindicatif à l’égard d’Erikson qu’à l’encontre de Seaman, stigmatise particulièrement la présence sur le terrain du joueur de Southampton, Wayne Bridge.
Selon le journal, sa titularisation aurait en effet brisé la tactique en «diamant» de la sélection qui aurait fait la preuve de son efficacité en Slovaquie samedi dernier (2-1). «Les diamants n’ont plus eu droit à la parole, explique le Daily Express. On est revenu au 4-4-2, et malheureusement à un schéma familier ». Pour le quotidien, la «démonstration brouillonne» contre la Macédoine soulève par conséquent «des questions fondamentales» quant aux choix de Sven Goran Erikson à la tête de la sélection anglaise.

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