Sous le signe de la relève

Après trois ans d’attentisme, la Fédération Royale Marocaine de Tennis a tenu, enfin, son assemblée générale ordinaire.
À l’ordre du jour : la lecture des rapports moral et financier et l’élection du tiers sortant. Si pour les deux premières questions, les différents clubs convoqués ont approuvé à l’unanimité et le fond et la forme, pour la troisième, il a été décidé de reporter à une date ultérieure le déroulement des élections pour des contraintes d’ordre techniques. Autrement dit, il s’agit, pour l’ensemble des membres du bureau actuel, au nombre de 18, de se porter candidats, par leurs propres clubs, à l’occasion de la prochaine réunion prévue dans deux semaines ou, au plus tard, quarante jours. Après quoi, le nouveau comité pourra se pencher sur les différents chantiers examinés lors de cette réunion, notamment la mise à niveau des statuts. Si la FRMT n’a pas tenu son AGO, depuis trois ans, c’est, entre autres, pour des raisons liées à un calendrier chargé d’événements et de manifestations sportives. Et ce n’est pas un hasard, si la Fédération International de Tennis a décerné le prix d’excellence à la FRMT en guise de reconnaissance aux efforts déployés par celle-ci pour l’organisation, dans de bonnes conditions, de grands tournois. D’abord, il y a eu la 17e édition du Grand Prix Hassan II qui s’est déroulé au Complexe Al Amal et dont la dotation a été revue à la hausse pour atteindre 350 000 dollars. Ce tournoi, le seul en Afrique qui rentre dans le calendrier de l’ATP, a connu un succès indéniable aussi bien sur le plan sportif qu’organisationnel.
L’année dernière a, également, été marqué par la naissance d’un nouveau tournoi : le Grand Prix Lalla Meryem, doté de 110 000 dollars. L’idée, en fait, est de faire bénéficier le tennis féminin d’une participation qui reste inaccessible à l’étranger. Et il y a aussi la Coupe Davis et le parcours sans faute des trois mousquetaires, qui ont brillé de mille feux, avant d’arracher la carte de maintien dans le groupe mondial. Durant cette réunion, les différents intervenants ont mis l’accent sur l’avenir du tennis marocain. La question de la relève a été posée avec acuité. Pour la FRMT, le problème de la formation et de l’encadrement des jeunes est la priorité de toutes les priorités. Plusieurs actions ont été entreprises dans ce sens. Vient en premier lieu la politique de décentralisation. La FRMT veut faire de cette action son cheval de bataille pour démocratiser la petite balle jaune. Le mini-tennis, une formule qui a déjà fait ses preuves en France et e Argentine, s’inscrit également dans cette perspective. Jusqu’à maintenant, 27 000 écoliers pratiquent le tennis régulièrement dans leurs établissements. « C’est le début de la décentralisation. Dans deux mois, nous allons atteindre le cap de 50 000 écoliers. Nous sommes en train de semer pour récolter », explique Mohamed M’jid, président de la FRMT. Cette opération ne se limite pas seulement aux écoles primaires, elle touche également les clubs. « Le problème qui se pose aujourd’hui c’est celui de la passerelle des écoles aux clubs », fait remarquer Hagouch, directeur du Grand Prix Hassan II. 15 clubs ont été équipés du matériel mini-tennis par la FRMT.
Au niveau de l’équipe nationale, une nouvelle structure a vu le jour, il y a deux mois : le centre national d’entraînement. Ce dernier va regrouper les meilleures raquettes du royaume. «C’est une expérience que nous lançons cette année dans des conditions difficiles », tient à préciser M’jid. Au niveau de la vulgarisation, il est prévu l’organisation de tables rondes dans les différentes villes du royaume. À souligner, enfin, que la Fédération Internationale de Tennis (FIT) tiendra son assemblée générale du 10 au 14 juin prochain à Marrakech.

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