Sports de glisse à Casablanca

«Surf in the city», ou «Surf en ville» pour les moins anglophones, telle est la désignation de la 4e édition du Tour européen de body-board. Le premier festival des sports de glisse de Casablanca a été amorcé hier et se tiendra jusqu’au 15 juin, à la plage de Sidi Abderahman.
Les férus de la planche et de la vague en auront plein la vue. Et pour cause. L’événement en-soi est plus qu’une simple manifestation sportive, puisqu’il englobe deux compétitions bien distinctes.
Comme son nom l’indique, il s’agit la 4e édition du Championnat d’Europe et Championnat du monde régional de body-board. Outre les surfeurs issus de divers pays européens, les Australiens et New-Zélandais prendront également part à cette compétition, dotée de 11 000 euros.
Par ailleurs, le Tour européen de body-board de Casablanca représente une opportunité pour les surfeurs étrangers. En effet, au-delà de la modeste récompense financière, les participants pourront surtout glaner des points comptant pour le Championnat du monde lors de ce tournoi, qui figure sur le circuit international de body-board.
Parallèlement, un Championnat national se tient, pour la première dans l’histoire du pays, en marge de l’événement. Organisé par North Africa Surfing Association (NASA) et la Fédération Européenne de surf (ESF), sous l’égide de la Fédération royale marocaine de surf (FRMS) en partenariat avec l’Office national marocain de tourisme (ONT), le circuit national est doté de 25 000 dirhams. Les clubs nationaux en totalité y prendront part.  Le choix porté sur la plage de Sidi Abderahman s’explique par le fait que celle-ci est une «beach-break» dans le jargon des surfeurs, plage de sable pour le commun des mortels. Le circuit marocain est en fait destiné à huiler les rouages de la machine, de sorte à développer la pratique et la culture du surf au Maroc. Le tournoi est ouvert aux surfeurs toutes catégories confondues, à l’exception des élèves du baccalauréat, dont les examens ont été entamés cette semaine. Ce léger désagrément n’est pas imputable aux organisateurs, puisque c’est l’ESF qui a fixé la date de l’événement. La participation se fait à travers les clubs ou à travers la FRMS.  Les organisateurs prévoient également une sorte de campagne de protection de l’environnement, les plages principalement, à travers des messages véhiculés le long du tournoi. Côté sécurité, une cellule a été mobilisée sur-place (médecins, infirmiers, sauveteurs, zodiaques…).  D’autres manifestations viendront se greffer à cette édition tel séances d’exhibition de fly-surf, concert de musique et autres.  Le surf a vu le jour en 1950 au Maroc. Son développement s’est effectué à pas de tortue, faute de médiatisation efficace. La FRMS a été créée tout récemment, en octobre 2002. Sa naissance répond en fait à un besoin de booster les sports de glisse, à travers un travail effectif et cohérent. L’association NASA se mobilise et oeuvre également pour développer le surf et ses dérivées. Ces deux entités réunies ambitionnent de bien structurer le cadre des sports de glisse. Ainsi, ils envisagent la création d’une école de surf à Casablanca. La formation de moniteurs et d’arbitres, afin d’avoir des cadres diplômés, fait également partie de leurs desseins. Un projet de détaxation du matériel de surf, comme c’est le cas pour les équipements de golf, figure aussi parmi leurs objectifs. Les organisateurs prévoient également de tirer profit des 3500 kilomètres de plages dont dispose le Royaume. Dans ce contexte, des événements similaires verront le jour au niveau des principales villes touristiques, comme Agadir, à condition que la vague soit au rendez-vous. Malgré son jeune âge, le tournoi de Casablanca est en plein essor. Édition après l’autre, il prend de l’envergure et de nouvelles activités viennent l’enjoliver. La Fédération européenne reconnaît que l’étape marocaine fait partie des Tours les mieux organisés.

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