Suisse-Ukraine : mystère, mystère

Suisse-Ukraine : mystère, mystère

Entre une Suisse privée de son leader défensif Philippe Senderos et une Ukraine aux deux visages depuis le début du Mondial-2006 de football, le huitième de finale opposant les deux sélections  s’annonce particulièrement indécis ce lundi à Cologne. Sur leurs bilans du premier tour, l’avantage va clairement à la "Nati", éliminée en 8e de finale par l’Espagne (0-3) lors de sa dernière participation en 1994. Sans briller, elle a tenu en échec la France (0-0), puis dominé le Togo (2-0), avant de livrer son meilleur match contre la Corée du Sud (2-0). Surtout, elle est la seule équipe à n’avoir encaissé aucun but lors de la phase de poule. Exploit d’autant plus remarquable qu’elle en avait toujours concédé au moins un lors de ses 22 précédents matches de Coupe du monde.
Malheureusement, elle le doit en grande partie à la paire Senderos-Muller alignée dans l’axe défensif par l’entraîneur Kubi Kuhn, qui avait testé quatre charnières différentes en préparation pour autant de buts concédés. Or, Senderos, épaule droite démise, est forfait pour le reste du tournoi.
"Un coup très dur", reconnaissait samedi Kuhn, avant de positiver dimanche : "la  force de cette équipe c’est que l’on peut changer un joueur sans l’affaiblir."  Il n’empêche ! La tâche s’annonce ardue pour Johan Djourou (19 ans, 4 sélections) appelé à suppléer son partenaire d’Arsenal, qui avec son caractère de battant galvanisait du haut de ses 21 ans la troisième plus jeune équipe du tournoi (25,3 ans de moyenne d’âge).
Pour atteindre le quatrième quart de finale de son histoire après ceux  perdus en 1934, 1938 et 1954, la "Nati" peut toutefois compter sur Alexander Frei, déjà auteur de deux buts, et sur son gardien Pascal Zuberbuhler, qui a fait taire ses détracteurs face à la Corée. L’Ukraine, elle, rêve d’imiter la Croatie, dernier pays européen avant elle à avoir passé le premier tour dès sa première participation en 1998. Son parcours s’était terminé par une troisième place, après un revers (1-2) en demi-finale contre le futur vainqueur, la France.
Si elle est paralysée par l’enjeu comme contre l’Espagne (0-4) ou même contre la Tunisie (1-0), elle n’a aucune chance. En revanche, si elle retrouve l’allant qu’elle avait lors de sa victoire sur une faible Arabie Saoudite (4-0), tout est possible. Maintenant qu’elle a assuré l’essentiel, l’Ukraine pourra peut-être se libérer dans la foulée de son capitaine Andrei Shevtchenko, loin de sa grande forme après plus d’un mois d’absence mais déjà auteur de deux buts. Mais elle devra aussi résoudre ses soucis défensifs.

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