Table ronde sur le devenir du football national

Dans le cadre de son programme annuel d’animation sportive et culturelle, l’Association Espace Mouloudia vient d’organiser une semaine d’activités ludiques et sportives qui ont touché une centaine de jeunes. Ces derniers ont participé à des tournois en salle et ont suivi des cours de vulgarisation des dix-sept lois du football. Une approche qui vise à familiariser les jeunes  aux règlements du jeu et à l’assimilation d’une culture tactique basée sur le travail collectif. En parallèle, une table ronde a  été organisée sous le thème «Le devenir du football national dans le cadre des championnats du football d’élite et amateur» avec la participation de directeurs techniques, entraîneurs, anciens joueurs et présidents de clubs. Intervenant au début de cette table ronde, le président de ladite association Hassan Merzag, a mis l’accent sur l’importance que revêt la concertation entre les différents intervenants pour rehausser le niveau de la pratique. Il a aussi rappelé que cette manifestation coïncide avec le seizième  anniversaire de la mort du décès de Mustapha Belhachmi, le père spirituel du football oujdi et président charismatique du MCO.
Prenant la parole par la suite, Abderrahmane Slimani, directeur technique du MAS a expliqué que toute politique de redressement doit réserver une grande importance à la formation des cadres techniques. Le mal du football national ne se limite pas au choix de l’entraîneur de l’équipe nationale du moment que le travail doit se faire au niveau des catégories jeunes. L’ossature de la pyramide doit être respectée  afin d’assurer en permanence une relève et une large panoplie de choix. Et d’ajouter que la Fédération n’a formé aucun entraîneur pour qu’il assume la responsabilité de l’équipe nationale. Tous les entraîneurs qui se sont succédé sur  la tête du staff technique de l’équipe nationale se sont formés eux-mêmes. D’où l’importance d’une approche en profondeur de la chose footballistique, a-t-il conclu. De son côté Mohamed Bouabid, président de l’Alliance marocaine de la presse sportive,  a rapporté que le football national génère des recettes publicitaires et vente de produits de l’ordre de vingt sept milliards. A ce niveau, le Maroc occupe la seconde place après l’Arabie saoudite sur le plan arabe. Malheureusement  ces ressources ne sont pas canalisées de la meilleure façon. 
La responsabilité incombe aux dirigeants des clubs et de la fédération. Ceci dit, il a précisé qu’on ne peut parler de mise à niveau sportif sans revoir à la hausse la part du budget octroyé par le ministère des Finances et qui est de l’ordre de 0,64% du budget annuel de l’Etat. Il a aussi détaillé comment le statut d’adhérent, qui était fait pour assurer au football une meilleure gestion a été dévié de ses propres fondements et est devenu un outil de blocage par certains dirigeants qui n’ont pas su relever les défis escomptés par ledit arrêté.  Quant à Saïd Benmansour, président de l’Association sport et amitié et ancien membre fédéral, il a expliqué qu’on ne peut tout mettre sur le dos de la fédération. Le rôle des clubs est primordial  dans la mesure où le travail de base s’effectue au sein des clubs et des ligues. Sans équipes fortes et bien structurées, et sans dirigeants convaincus,  le football continuera à  engendrer les mêmes déceptions. Il a aussi noté que le rôle des associations est d’une importance majeure. Il doit être une force de proposition à l’instar de ce qui se fait sur le plan social. Ce sont les associations actives dans le domaine social  qui ont modifié plusieurs textes de loi. Le sport peut aussi bénéficier de leurs apports et expériences.

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