Tasfaout plus chanceux que Belkhoja

Outre son élimination prématurée de la coupe d’Afrique des nations, l’Algérie a vécu, lundi dernier, une triste journée. Et pour cause, le milieu de terrain du club français de Guingamp, Abdlehafid Tasfaout, a frôlé la mort. Il a été évacué en ambulance après avoir commencé à avaler sa langue à la suite d’un choc violent avec le défenseur malien Mamadou Diarra.
Plus de peur que de mal, le joueur algérien, qui disputait son dernier match international à l’âge de 33 ans, a passé un scanner qui n’a rien révélé. Certes, c’est la première fois que cela arrive en coupe d’Afrique des nations.
Mais cela n’a pas empêché les organisateurs à être réactifs. Juste après le choc, une ambulance est venue chercher l’international algérien au centre du terrain. Ce qui lui a permis de bénéficier des soins d’urgence. Hors continent noir, c’est la deuxième fois qu’un joueur africain est victime d’un tel incident.
Basile Boli, ex-international Français, d’origine ivoirienne, a lui aussi, avalé sa langue après avoir perdu conscience.
Ce n’est qu’après l’intervention du staff médical de l’équipe où évoluait l’ex-marseillais que le champion d’Europe a retrouvé ses esprits. Ces deux cas, sauvés de justesse, nous rappelle l’inoubliable et regrettable affaire de « Youssef Belkhoja » et les conditions dans lesquelles ce jeune footballeur a quitté ce monde. C’était son dernier derby. Une fête de foot qui s’est transformée en funérailles. Comparaison n’est pas raison dit-on, entre le Mali, la France et Maroc, il existe, pourtant, une grande différence. Si au pays champion du monde en titre, la médecine sportive est très avancée, au pays hôte de la CAN, on n’a même pas encore développé le sport. Au Maroc, le décès de Belkhoja a dévoilé une réalité amère : la négligence, voire le manque de responsabilité de certains dirigeants.
Il faut qu’un événement surgisse et fasse couler beaucoup d’encrée pour qu’on puisse prendre les mesures nécessaires pour y faire face.
C’est quelque chose d’ancré. Il a fallu attendre la disparition de Belkhoja, qui a payé le prix, pour qu’on trouve des ambulances, de l’équipement médical, …dans tous les stades, ou presque. Il y a environ deux mois, le portier de l’équipe de TSC de Casablanca a failli connaître le même sort si ce n’était l’intervention immédiate du médecin de l’équipe des FAR , qui est venu lui sauver la vie.
Ce n’est nullement un miracle, mais le médecin de l’équipe nationale, en docteur averti, avait dans sa mallette le matériel adéquat pour intervenir efficacement.

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