Tchèques et Portugais débutent bien l’Euro

Tchèques et Portugais débutent bien l’Euro

La République tchèque, victorieuse de la Suisse (1-0) à Bâle en match d’ouverture, et le Portugal, vainqueur de la Turquie (2-0) à Genève, ont réussi leur entrée samedi dans l’Euro-2008 (Gr.A). Classés parmi les prétendants au titre, les Portugais, finalistes en 2004, l’ont emporté grâce à Pepe et Raul Meireles, auteurs des deux buts en seconde période. Au centre d’un différend entre son club, Manchester United, et le Real Madrid, qui propose 80 Millions d’ euros pour le recruter, l’attaquant lusitanien Cristiano Ronaldo a étalé toute son envie, au terme d’une saison interminable. Comme à Manchester United, il avait obtenu carte blanche de son entraîneur pour se déplacer librement sur le front de l’attaque et peser ainsi de tout son poids sur la défense turque. Il est ainsi à l’origine du second but portugais. A la dernière seconde du match, son centre trouvait Raul Meireles, via un relais de Joao Moutinho, pour le 2 à 0 (90+3).
Ronaldo, considéré comme le meilleur joueur du monde actuellement, fera sans doute encore souffrir d’autres défenses. La tchèque notamment, puisque l’équipe victorieuse de la Suisse lors du match d’ouverture sera au menu du Portugal mercredi, de nouveau à Genève.
Les Portugais se sont évité de revivre le cauchemar de 2004, quand ils avaient été battus en match d’ouverture par la Grèce, futur lauréat. Les musiciens de Luiz Felipe Scolari n’ont pas toujours joué juste, mais ils ont prouvé qu’ils pouvaient, par moments, être de sacrés virtuoses, comme sur l’ouverture du score signée Pepe, au terme d’une action magnifique partie des pieds de Cristiano Ronaldo avec Nuno Gomes en relayeur pour le défenseur du Real Madrid (61, 1-0). Comme le Portugal, la République tchèque a réussi son entrée en scène, grâce à Vaclav Sverkos, auteur du premier but de l’Euro, à la 70e minute du match d’ouverture, moins d’un quart d’heure après son entrée en jeu en remplacement de Jan Koller. Les Suisses, coorganisateurs, ont, eux, manqué de multiples occasions. Outre la défaite, ils ont perdu leur capitaine, l’attaquant Alexander Frei, contraint de quitter le terrain à la 42e minute en raison d’une blessure au genou gauche. La suisse a ainsi perdu le match qu’elle ne devait pas perdre. Les choses sont désormais très simples : le pays hôte ne peut plus perdre s’il veut conserver une chance de passer le premier tour, ce qu’il n’a jamais su faire lors de ses deux précédents Championnats d’Europe. Les Tchèques peuvent, eux, souffler, car leur victoire n’a pas la saveur .

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