Tennis : Agassi quitte les courts

Tennis : Agassi quitte les courts

Comme il l’avait annoncé au mois de juin, l’Américain Andre Agassi s’est retiré des courts à 36 ans avec l’un des plus grands palmarès de l’histoire du tennis.
Après une défaite au 3e tour de l’US Open, face à l’Allemand Benjamin Becker, le Kid de Las Vegas range sa raquette avec un palmarès et une carrière à rallonges : 21 ans sur le circuit ATP, 60 titres remportés, dont 8 titres du Grand Chelem.
Il est aussi le seul joueur de l’histoire à avoir gagné les quatre titres du Grand Chelem et un titre olympique (1996), à avoir gagné un titre lors de 18 saisons différentes, à avoir fini dans les 10 meilleurs joueurs lors de trois décennies différentes.
Bref, Agassi a laissé sa marque dans le monde de la petite balle jaune.
De son père, boxeur iranien d’origine arménienne qui a participé  aux JO de 1952, avant d’émigrer aux Etats-Unis, Agassi a hérité d’une qualité : le punch. Pur produit de l’école «Nick Bollettieri», avec lequel il a travaillé jusqu’en 1993, il fit parler de lui en 1986. À 16 ans, il a battu son compatriote Tim Mayotte alors N.12 mondial et disputé aussi son premier Grand Chelem, à New York. L’année suivante, il a remporté son premier titre (Itaparica).
En 1988, il a atteint les demi-finales à Roland-Garros et à l’US Open, pour se retrouver propulsé à la troisième place mondiale. Ultra-médiatisé par son équipementier américain, «le Kid de Las Vegas», qui a lançé la mode des shorts en jeans, devient vite l’idole des jeunes. À ses débuts, il arborait même une crinière blonde décolorée. Assagi, Agassi quittera les courts le crâne rasé et vêtu de tenues plus sobres. Sa carrière connut une première parenthèse, avec une opération à un poignet, le 20 décembre 1993. Tombé à la 24e place, il ne tarde pas à revenir en remportant son premier US Open (1994), ce qu’aucun joueur qui n’est pas tête de série n’a fait depuis 1966.
Les années 90 marqueront une décennie de duels avec ses compatriotes Jim Courier et Michael Chang, mais aussi et surtout avec celui qui sera son grand rival, Pete Sampras. Tout oppose Agassi, le rebelle et cogneur, à Sampras, le gentleman et esthète. Leur rivalité fera le bonheur des amateurs. Les deux hommes s’affronteront 34 fois dont six en finale d’un Grand Chelem (trois à l’US Open, deux à l’Open d’Australie et une fois à Wimbledon).
Le passage à vide qu’il connut en 1997 fut suffisamment sérieux pour le faire chuter au 141e rang mondial, avec autant de matches gagnés que perdus (12).
Son retour sur les courts sera très vite couronné de succès avec la période la plus faste de sa carrière : de son inattendue victoire à Roland-Garros en 1999, à ses trois succès à Melbourne (2000, 2001 et 2003) en passant par une finale à Wimbledon (1999) et une victoire à l’US Open (1999). En l’an 2000, il ne se rend cependant pas à Sydney pour défendre son titre olympique, obtenu à Atlanta. Il avait préféré rester au chevet de sa mère et de sa sœur, malades. Sa vie privée connaît quelques changements pendant cette période. Brièvement marié avec l’actrice Brooke Shields, qui lui fera côtoyer le monde du «Showbiz», ce garçon d’une famille de quatre enfants se marie en 2001 avec l’ancienne championne allemande Steffi Graf. Le couple a un fils, Jaden Gil, né en octobre 2001, et une fille, Jaz Elle, née en octobre 2003.

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