Tennis : Santoro : Un record de participation

Tennis : Santoro : Un record de participation

Le Français Fabrice Santoro, qui a égalé mardi à l’US Open le record de participations à des tournois du Grand Chelem, pourrait ne pas s’en tenir au nombre 61 qu’il partage désormais avec l’Américain Andre Agassi.
S’il n’a pas formellement annoncé qu’il poursuivait sa carrière en 2008, le Français, âgé de 34 ans, a donné des indices laissant à penser que l’envie de taper encore dans la balle pourrait être la plus forte. «Pourquoi pas ? C’est une question qui revient souvent. Sportivement, je n’ai aucune raison de ne pas jouer l’année prochaine. C’est déjà une forme de réponse», a déclaré Santoro après avoir battu l’Espagnol Albert Montanes en trois sets au premier tour.
«Je touche du bois mais mon corps va bien. Mon niveau de jeu est là. J’ai peu joué cette saison par rapport à d’autres années et je suis plus ou moins 40e (44e en fait). Ma motivation et mon envie de me défoncer sont intactes. Je l’ai fait aujourd’hui malgré les crampes, la chaleur et l’humidité», ajoute-t-il.
Alors, qu’est-ce qui pourrait donc le convaincre de poser la raquette après 18 ans de carrière professionnelle. «Ce serait plutôt l’envie de faire autre chose, de vivre différemment et de prendre un virage que de toute manière il faudra prendre un jour», dit-il, sans donner l’impression que le moment est venu.
Et peut-être le fait de se retrouver un jour sans objectif sportif réalisable. «Je voulais de nouveau gagner un tournoi en simple, je l’ai fait cet été à Newport. L’année dernière, je pensais encore possible de faire un quart de finale de Grand Chelem et j’ai réussi en Australie en 2006. Ca fait deux objectifs très élevés qui sont atteints», rappelle-t-il.
En attendant un éventuel N.62, Santoro est déjà très content d’être encore en course au deuxième tour du 61e, qu’il a préparé de façon originale, en prenant un mois et demi de congés.
«Ca a été six semaines sans compétitions mais pas six semaines de chaises longues !», a précisé le joueur, qui a fait l’impasse sur la tournée américaine d’été pour passer les vacances scolaires, «une période sacrée», en famille.
«Si j’avais voulu mieux préparer ce Grand Chelem, il aurait fallu que je fasse un tournoi avant, voire deux. Sur les 128 joueurs du tableau, je crois que je suis le seul à ne pas avoir joué de l’été», remarque-t-il.
«Je suis arrivé à New York sans match dans les jambes mais avec une grosse fraîcheur physique et mentale», assure Santoro. En quinze participations à l’US Open, le Français n’a jamais dépassé le troisième tour et ce sera dur cette fois-ci encore car c’est l’Américain James Blake, tête de série N.6, qu’il affronte au prochain tour.
«Il est très mobile, c’est difficile de lui faire mal dans l’échange. Il court vite aussi bien latéralement que vers l’avant, il est très dangereux en bout de course en coup droit. C’est plus ou moins un Top 5», estime-t-il.
«Mais ce sera un match sympa», dit le vétéran, qui devrait jouer sur l’un des grands courts de Flushing Meadows, le Arthur-Ashe ou le Louis-Armstrong.

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