Tour de France : l’étape des Alpes

Tour de France : l’étape des Alpes

Le Tour de France cycliste franchit ses derniers cols alpestres, jeudi, dans la dix-septième étape entre Saint-Jean-de-Maurienne et Morzine. Cinq ascensions, la dernière (Joux-Plane) précédant immédiatement la plongée vers Morzine, sont répertoriées au long des 200,5 kilomètres en Savoie et Haute-Savoie.
Après le col des Saisies (km 82,5) classé en première catégorie, la course attaque un enchaînement classique à partir de Flumet, les Aravis (km 109 – 2e cat.) et la Colombière (km 134 – 1re cat.).
La descente dans la vallée de l’Arve amène à la côte de Châtillon-sur-Cluses (km 162 – 3e cat.), juste avant Taninges. Il reste alors le seul col hors-catégorie du jour, Joux-Plane et ses 11,7 kilomètres très pentus (8,5% de moyenne) sur lesquels Lance Armstrong avait souffert en 2000.
Le sommet, à l’altitude de 1691 mètres, est distant de 12 kilomètres de l’arrivée jugée au coeur de la capitale du Haut-Chablais, la bourgade de Jean Vuarnet qui fut le champion olympique de descente (ski alpin) à Squaw Valley en 1960.
Morzine (3400 habitants), point de convergence de six vallées, accueille la Grande Boucle pour la 17ème fois depuis 1975. Lors des deux dernières arrivées, la victoire était revenue à Richard Virenque (2000 et 2003).
Départ de Saint-Jean-de-Maurienne à 11h45, arrivée vers 17h19 (prévision à 36 km/h de moyenne).
L’Américain Floyd Landis (Phonak) s’est dit prêt à repartir au combat jeudi, au lendemain de sa défaillance dans la 16ème étape menant à La Toussuire. Landis, qui a passé une bonne nuit, a essayé de surmonter sa déception, selon son directeur sportif John Lelangue.
«On a beaucoup parlé, on sait qu’un ‘’jour-sans’’, cela peut arriver dans le cyclisme", a déclaré le responsable de l’équipe Phonak. "C’est survenu le mauvais jour".  Landis, qui a reculé de la première à la onzième place du classement général (à 8 min 08 sec), n’a pas renoncé à une place sur le podium ou à un succès d’étape avant la conclusion de l’épreuve, dimanche à Paris.
Mercredi, le Danois Mickaël Rasmussen (Rabobank) a enlevé après un long raid la 16e étape du Tour de France cycliste, dans la station alpestre de La Toussuire, où l’Espagnol Oscar Pereiro (Caisse d’Epargne) a récupéré le maillot jaune. Le gain de l’étape a consacré Rasmussen, échappé dès les premiers kilomètres en compagnie du Slovène Tadej Valjavec et du Français Sandy Casar. L’ancien champion du monde de VTT, qui s’est emparé du maillot à pois du meilleur grimpeur, est passé en tête au sommet de tous les cols de la journée (Galibier, Croix-de-Fer, Mollard). Le Danois a distancé Casar puis Valjavec dans la longue ascension de la Croix-de-Fer, à près de 70 kilomètres de l’arrivée. Il s’est présenté au pied de l’ascension vers La Toussuire avec plus de quatre minutes sur ses premiers poursuivants, plus de six minutes sur le groupe des favoris. À l’arrivée, Rasmussen a précédé de 1 min 50 sec l’Espagnol Carlos Sastre, qui a attaqué dans la montée finale, à 12 kilomètres du sommet, et provoqué la défaillance de Landis. Le Français Cyril Dessel, troisième au départ de Bourg d’Oisans, a résisté. Aidé par Christophe Moreau, il a lâché seulement une quarantaine de secondes à Pereiro dans les derniers kilomètres de cette très dure étape, courue sous la chaleur. Au classement général du Tour de plus en plus indécis, Pereiro devance désormais Sastre de 1 min 50 sec et Klöden de 2 min 29 sec.
Sous les yeux de l’Américain Lance Armstrong, le septuple vainqueur du Tour présent dans la voiture de son ancienne équipe durant l’étape, la course a vécu son… dixième changement de maillot jaune, le chiffre le plus élevé depuis 1958.  À quatre jours de l’arrivée, cinq coureurs (Pereiro, Sastre, Klöden, Dessel, Evans) restent groupés en moins de trois minutes à la veille de la dernière journée de haute montagne.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *