Trop de dépenses, plus de confiance

Les organisateurs japonais ont justifié vendredi les importantes dépenses consenties pour la construction de stades pour la coupe du monde de football 2002 en expliquant qu’il s’agissait d’un « legs pour le sport japonais de l’avenir ».
«Seul un événement comme la coupe du monde pouvait donner l’occasion au Japon de se doter de stades de niveau mondial, a déclaré Junji Ogura, secrétaire général du comité d’organisation japonais. « En construisant dix stades pour le mondial, nous laissons un legs pour le sport japonais de l’avenir».
Selon un groupe de recherche proche du géant de la publicité Dentsu INC, 9 milliards d’euros, soit trois fois plus que ceux consentis par la France (1,67 milliard d’euros) en 1998 pour la construction des stades, les transports, les communications et les infrastructures. Il n’y aura pourtant que 32 matches disputés au Japon, les autres se déroulant en Corée du sud, contre le double en France lors de la précédente édition. «Le terrain est limité au Japon, contrairement à ce qui se passe en France, et les prix tiennent compte des achats de terrains », a précisé M. Ogura. Les stades seront ensuite utilisés par les clubs de première division japonaise, mais plusieurs villes s’inquiètent des coûts de maintenance de ces structures.
Par ailleurs, les organisateurs japonais ont annoncé, vendredi, qu’ils étaient confiants dans le succès de l’évènement, co-organisé avec la Corée du sud, malgré la récente polémique provoquée par la visite-surprise du premier ministre japonais à un monument aux morts nippon. M. Ogura a déclaré que son homologue sud-coréen ne lui avait exprimé «aucun signe de mécontentement particulier par rapport à cet événement ». «Les secrétaires généraux du jawoc et du kowoc ont prévu de se rencontrer lundi » a ajouté M. Ogura, « et cette réunion confirmera que nous entendons laisser la politique en dehors de la coupe du monde ».
La visite-surprise du Premier ministre japonais Junichiro Koizumi, dimanche, à un sanctuaire considéré comme le symbole du militarisme nippon avait déclenché la colère de Séoul, à 40 jours du lancement de la coupe du monde de football.
Le ministre des affaires étrangères sud-coréen, Choi Sung-hong, avait convoqué l’ambassadeur du Japon pour protester contre la visite de M. Koizumi au sanctuaire Yasukuni, qui « sape » les efforts des deux pays pour renforcer leurs liens à l’occasion du mondial de football.

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