Trophée Hassan II : Tout est fin prêt

Aujourd’hui Le Maroc : Quel est l’état d’avancement des préparatifs d’organisation du Grand Prix Hassan II ?
Khalid Outaleb : Le succès qu’ont connu les précédents éditions nous a poussé à faire de notre mieux cette année. Nous sommes actuellement en avance sur notre programme des préparatifs. Que ce soit pour l’accueil des différents participants, l’hébergement que l’infrastructure, notamment le complexe El-Amal, tout est fin prêt pour accueillir l’événement. Des mesures sécuritaires pour garantir le bon déroulement de cette compétition ont également été prévues. À cela s’ajoute un programme d’animation que nous avons établi et qui comprend un Kid Day, des journées de mini-tennis pour enfants, le trophée des légendes, en hommage aux anciens joueurs de tennis marocains. Une façon d’organiser le Grand Prix Hassan II dans un esprit de fête.
Qu’en est-il de la participation de Hicham Arazi et de Karim Alami ?
Les deux tennismen ont fait part de leur volonté de participer au Grand Prix HassanII. Leur classement actuel ne leur permettant pas d’accéder directement au tableau final, ils ont besoin d’une Wild Card pour disputer le tournoi. Mais ils ne sont pas les seuls. D’autres joueurs étrangers l’ont également demandé. Pour l’instant, le comité n’a pas encore tranché. Une réunion est prévue pour mercredi prochain afin de décider qui d’entre eux va en bénéficier. Nos champions nationaux ont de fortes chances de l’emporter.
À votre avis, que reste-t-il à faire afin d’améliorer le niveau de cette compétition et garantir davantage sa réussite ?
Nous sommes déjà très fier du niveau que le tournoi a atteint jusque-là. Tout se passe correctement. Il reste certainement d’autres efforts à consentir puisque notre ambition ne s’arrête pas là. À mon avis, il faut que le tournoi gagne encore plus en médiatisation pour couvrir tout le Maroc. Nous devons également informer davantage les spectateurs qui assistent à la compétition. Ceci, en présentant, via des notes d’informations, les différents tennismen qui se disputent le titre et en suivant les phases qui y mènent. Le tournoi doit avoir un plus grand impact.
S’agissant des spectateurs, est-ce que vous vous attendez à un public nombreux ?
Certainement. Le G.P Hassan II gagne de plus en plus en popularité au fil des années. Cela ne fait aucun doute. Il y a aussi un facteur déterminant qui va attirer beaucoup de fans de tennis : quatre joueurs marocains y seront présents. À leur tête, Younès El Aynaoui. La brillante saison qu’il livre et son statut de star vont drainer beaucoup de ses fans, avides de le voir «live».
Les prix des billets sont également très encourageants. L’entrée est gratuite pour les qualifications. Pour les matchs du tournoi, les billets sont de 30 Dh aux licenciés à la Fédération (membres des clubs…) et de 40 Dh pour les demi-finales et la finale. Pour le grand public, ils sont de 50 Dh et 90 Dh pour les demi-finales et la finale. Dans ce sens, le G.P coïncide avec une période de vacances, ce qui constitue un avantage pour nous.
Plus que directeur du tournoi, vous êtes aussi un ancien tennisman et membre de la fédération royale marocaine de tennis. Quelle évaluation faites-vous donc du tennis national ?
Grâce à nos trois mousquetaires, de plus en plus de parents sont intéressés par le tennis et poussent leurs enfants à le pratiquer. Cela constitue, sur le long terme, un capital énorme en jeunes talents. De leur côté, les clubs essayent tant bien que mal de les former. Cependant, on accuse un retard certain au niveau de l’encadrement des meilleurs jeunes joueurs du Maroc. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que le Maroc soit un pays qui génère régulièrement des stars en la matière.
Du moins, pas pour le moment. Le tennis, de par le monde, a évolué d’une façon phénoménale, mais les moniteurs marocains n’ont pas suivi cette évolution. Les tennismen en herbe s’en trouvent sans véritable encadrement à même de les mener vers le professionnalisme. C’est, pour moi, un point essentiel sur lequel aussi bien la fédération que les clubs doivent se pencher. Il y va de l’avenir de tennis national.

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