Un 8ème grand Chelem pour le XV de France

Un 8ème grand Chelem pour le XV de France

Les hommes de Bernard Laporte ont réalisé un excellent parcours lors du Tournoi des six Nations, qui s’est couronné par une triple victoire des Français. Les 80.000 spectateurs présents au Stade de France ne pouvaient que saluer la maestria avec laquelle les ruggers français ont évolué durant ce tournoi continental.
En effet, le XV de France a bataillé ferme depuis le début de la compétition, jusqu’au sacre ultime qui lui a valu un huitième Grand Chelem au Tournoi des six Nations. Un titre amplement mérité si l’on s’attarde sur le parcours des Français, qui ont tout rasé sur leur passage.
Les Irlandais furent les premiers à faire les frais du rouleau compresseur français, après leur défaite sur le score de 35 à 17. L’Italie sera moins chanceuse car elle subira la loi de son adversaire, au cours d’un match qui s’est soldé par 25 à 0, au Stade de France.
Le Pays de Galles fut celui qui tint tête aux Bleus, n’abdiquant qu’au bout de 29 points contre 22. Le cas de l’Ecosse est le moins enviable de tous, puisque les Écossais ont dû encaisser 31 points contre rien en retour.
De retour au Stade de France, avec comme challenger l’équipe d’Angleterre, les Français ne pouvaient laisser passer l’occasion de régler leurs comptes avec le XV de la Rose. Une revanche tant sollicitée et qui remonte à la Coupe du monde de rugby, lorsque le XV de France fut évincé de la compétition par les Anglais.
Dans un stade plein à craquer, les Français étaient sur le pied de guerre et ont fait des mains et des pieds (le moins que l’on puisse dire!) pour souffler le titre sous le nez de leurs tombeurs d’autrefois. Le public apportant son eau au moulin, la machine ne pouvait s’avérer que dévastatrice.
Pourtant, l’ardeur des vainqueurs, ravageurs durant la première période, s’est complètement estompée lors de la seconde mi-temps. En effet, durant les 40 premières minutes, le XV de France a sévèrement malmené son homologue anglais, clôturant cette première période sur le score sans équivoque de 21 contre 3.
De retour des vestiaires, l’équipe d’Angleterre est sortie de sa léthargie, reprenant de façon spectaculaire du poil de la bête. Les Anglais sont donc revenu dans la rencontre et risquaient de faire mal. Mais la détermination des Français n’allait cependant pas s’arrêter en si bon chemin.
Par ailleurs, l’homme du match est incontestablement Dimitri Yachvili qui, à lui seul, aura marqué 19 points sur les 24. « Oui, c’est une grosse joie. Cela va rester dans les annales du rugby. Mon père l’a gagné en 68. Je sais que c’est dur d’oublier un Grand Chelem », avait-il déclaré à l’AFP, le sourire au coin des lèvres. Et ce n’est pas fortuit que la pensée de Dimitri Yachvili, en ce moment de grande liesse, aille à son père. Il serait ainsi pertinent de rappeler qu’un certain Michel Yachvili faisait partie du XV de France, en 1968, lorsque celui-ci signa le premier Grand Chelem de son Histoire.

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