Un arbitre marocain aux J.O. d’Athènes

Un arbitre marocain aux J.O. d’Athènes

Sa compétence et son savoir faire ont fait de lui le premier arbitre arabe et africain invité à diriger des matchs de Basket-ball des J.O, qui auront lieu au mois d’août prochain à Athènes. Abdelilah Chlif a débuté en tant que joueur de basket-ball dès l’âge de 9 ans.
Après avoir transité par l’école de Haj Bouhlal et Mustapha Akmil de la maison de l’orphelinat de Aïn Chock (MEC), puis par Fath Sidi Othmane, en vrai amoureux de la balle au panier, il s’est rapidement converti en officiel dans le but de garder un contact permanent avec le parquet. Son école de formation n’est autre que la ligne de la Chaouia, où il est passé par toutes les catégories. Il a été arbitre premier degré, puis régional, inter-régional, national et fédéral avant d’atteindre le grade supérieur de celui de badge international. En 1994, Abdelilah Chlif, alors à peine âgé de 23 ans, a été déclaré officiellement arbitre international. Il fut considéré comme le plus jeune arbitre référé du continent africain et peut-être du monde. Aussitôt après cette nomination, la confédération africaine de basket-ball a accordé une importance particulière à notre arbitre Chlif en le désignant pour officier les rencontres d’envergure que ce soit au niveau africain, arabe ou européen.
Selon Chlif, officier un match de basket-ball est le plus difficile de tous les sports collectifs. L’étroitesse du terrain, la rapidité du jeu, le non avantage et le contact fréquent entre joueurs font que l’arbitre doit intervenir fréquemment et de manière formelle, du fait qu’il ne dispose que de quelques fractions de secondes, pour à la fois juger et prendre la décision qui s’impose.
«Les arbitres marocains sont les meilleurs du continent africain », fait savoir Abdelilah Chlif. Et pour justifier cette déclaration, il n’hésite pas à donner des arguments. « Il ne se passe pas un seul événement au niveau africain sans la présence et la participation de nos arbitres internationaux ».
En 1998, la réputation de Chlif lui a valu une carrière professionnelle au Liban, qui a duré trois ans, aux côtés des Yougoslaves, des Français et des Russes. A propos du championnat libanais, Chlif pense que c’est le deuxième du monde après celui de la N.B.A. Le basket au Liban est le sport roi. Il est à 100% professionnel et à 70 % constitué de joueurs étrangers de tous les continents avec 3 matches par semaine et toute une gamme de produits dérivés comme le spectacle, la restauration et le commerce. La nomination de Abdelilah Chlif parmi les arbitres internationaux qui vont officier les matches de basket-ball des J.O d’Athènes 2004 n’a pas été une surprise pour ce dernier. Selon lui, il y avait deux autres candidats en lice pour ce poste, un Sud-africain et un Mozambicain. Cependant, les points obtenus par Chlif durant son parcours sans faute, plus particulièrement lors du dernier championnat d’Afrique à Alexandrie, y était pour beaucoup, bien que le niveau actuel du basket-ball national ne lui ait pas donné ce coup de pouce pour le propulser. Malgré tout, Chlif demeure optimiste. «L’avenir de la grosse balle orange national ne va aucunement tarder à dire son mot lors des prochaines échéances internationales», ajoute-t-il.
Pour atteindre le niveau escompté, ce dernier suggère la multiplication des matches internationaux et d’essayer de trouver une nouvelle formule attractive tant souhaitée par le public qu’il considère comme élément ayant un grand impact sur le sponsor, un produit primordial pour le développement de ce sport spectaculaire. Pour ce qui est de l’incorporation d’un troisième arbitre lors de la compétition nationale, comme ce fut le cas au championnat N.B.A, Chlif approuve l’idée et ne voit aucune objection pour tout ce qui va apporter un plus à la grosse balle orange.

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