Un championnat en perte de vitesse

C’est le temps de marquer une pause pour le Championnat du GNF1. Une pause d’un scénario qui ne cesse de se répéter. Celui de matchs, à quelques exceptions près, qui laissent à désirer. Que ce soit dans le niveau de jeu ou dans les moyens et l’infrastructure, la situation est des plus déplorables. L’histoire se répète et donne lieu à une brillante absence du public. Evénement majeur, le Wydad a marqué cette saison un retour en force doublé d’une ferme détermination à l’emporter cette année. Une question de casser le Raja de Casablanca qui s’est taillé les 6 derniers championnats, consécutivement. Le derby joué la semaine dernière confirme cette donne. La victoire des Rouge et Blanc signifie que l’équipe est bel et bien partie pour le sacre. Départ de plusieurs éléments essentiels, notamment mais pas seulement celui de Lambarki, transferts infructueux , succession de quatre entraîneurs…les maux ne se comptent plus pour les Verts. Et ils en payent le prix fort. Le club est toujours entre l’ambition de disputer le peloton du championnat et le risque de descendre aux enfers du bas du tableau. Sa position ne lui est nullement favorable, encore moins ses résultats. L’équipe se contente jusque là de 5 victoires, 4 nuls et 3 défaites. Le public, sachant que le Raja peut faire mieux, est en colère. Autre vedette de cette saison, la Hassania d’Agadir. Après l’avoir céder en faveur des Wydadis, les Soussis ont réussi à reprendre leur place de leader qu’ils occupaient depuis le début du championnat. Les deux clubs sont obligés au partage de la tête du classement. Une équipe qui brille donc de tout son éclat mais une autre qui s’éclipse derrière ses propres contradictions. Il s’agit du FUS de Rabat qui a beaucoup déçu même s’il prouve à chaque fois qu’il mérite mieux. Ironie du sort ou talents gâchés, leur seule et unique victoire durant toute cette saison a été contre le Wydad. Comme si la misère a besoin d’une compagnie, le FUS a pour frère de détresse le Kawkab de Marrakech. Les deux formations occupent la même avant dernière position. Elles disposent néanmoins des moyens de changer la donne. La victime prématurée de cette année reste le Raja de Béni Mellal. Le résultat est inexistant puisque l’équipe a toujours du mal à trouver la voie des filets. L’équipe, sans victoire, a de minces chances pour sauver ce qui peut l’être. la relégation, à moins d’une baguette magique, plane d’ores et déjà à l’horizon. Une chose est sure, le football national est loin d’atteindre les ambitions que l’on affiche. Le jeu est fidèle à sa médiocrité, la gestion défaillante, les terrains inhospitaliers.

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