Un choc nordique qui fait trembler l’Italie

La Squadra Azzurra, même en battant dans le même temps la Bulgarie, déjà éliminée, pourrait ainsi quitter la compétition si les pays venus du froid se neutralisaient sur un gros score. Il n’en fallait pas plus pour que la presse italienne crie au risque de collusion entre Danois et Suédois, frères ennemis séparés par la mer Baltique. « Est-ce qu’on va passer un marché avec les Suédois pour éliminer l’Italie? Bien sûr que oui! », a d’abord plaisanté vendredi le sélectionneur danois Morten Olsen, avant de revenir à plus de sérieux devant la pression médiatique: « non, je plaisante, bien sûr, nous ne ferons pas de «deal» avec eux, nous voulons gagner ».
Lundi, M. Olsen s’est énervé en conférence de presse, qualifiant de « ridicule » une nouvelle question sur le sujet. Son homologue suédois Lars Lagerbaeck s’est mis au diapason, sur un ton plus solennel, devant un parterre de journalistes italiens assiégeant depuis trois jours les points presse de la Suède. « Il n’y aura pas 2-2, bien sûr dans le football rien n’est impossible, tout les résultats peuvent arriver, mais je veux dire qu’il est hors de question pour nous de penser à un arrangement », a assuré le technicien. « J’ai beaucoup de respect pour Machiavel (originaire de Florence, en Italie, comme l’avait souligné avec malice un journaliste italien), mais ce n’est pas dans notre mentalité de décider du score avant le match, a poursuivi Lars Lagerbaeck. En plus, si vous devez vous arranger avec 22 joueurs, il faut aussi s’arranger avec les arbitres, impossible ».
« Pas besoin de placer 50 caméras sur le terrain pour nous surveiller, nous sommes des professionnels », a conclu sur le sujet Henrik Larsson, l’attaquant de 32 ans sorti de sa retraite internationale pour venir aider la Suède. Sur le papier, le Danemark a l’avantage: c’est sa 7e participation à un Championnat d’Europe des nations, avec une victoire en 1992. Les Suédois n’en sont qu’à leur 4e Euro, et leur meilleur résultat est une demi-finale perdue (face à l’Allemagne), l’année du titre des Danois. La péninsule italienne retient en tout cas son souffle en attendant le verdict de mardi soir.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *