Un double judéo-musulman au deuxième tour

Amir Hadad est israélien et juif. Aisam-ul-Haq Qureshi est pakistanais et musulman. Bénéficiant d’une «wild-card» à l’US Open de tennis, ce double hors-norme a réussi mercredi soir à passer le cap du premier tour de la dernière levée du Grand Chelem en battant 6-4, 6-2, la paire argentine Mariano Hood et Sebastiano Prieto. Mais, Amir et Aisam-ul-Haq l’affirment : leur partenariat n’a rien à voir avec la politique, uniquement avec le tennis. En ces temps troublés, ils jouent pourtant ensemble, davantage concernés par leurs services que par le symbole qu’ils représentent. C’est à Wimbledon que Hadad et Qureshi ont fait équipe la première fois. Ils ont atteint le troisième tour. «Nous cherchions tous les deux un partenaire. Je lui ai demandé. Nous avons décidé de jouer ensemble», a dit Qureshi. Et les implications politiques de cette union ? «Je n’y a jamais pensé», a souligné Qureshi.
«Nous sommes des sportifs. Je ne crois pas qu’il faille mélanger religion ou politique au tennis. C’est ça la force du sport. Tout le monde s’y rassemble, quelles soient leur religion ou origine. C’est le meilleur aspect d’un sportif. C’est ce que nous montrons». Amir Hadad s’est entendu demander s’il pensait que les gens pouvaient tirer une leçon de ce partenariat exemplaire entre lui et son ami. « Deux personnes de pays différents, de cultures différentes peuvent s’associer, jouer ensemble, et produire du bon tennis ensemble», a souligné Hadad.
«Si vous transposez cela en politique, cela peut peut-être donner la même chose». Qureshi, lui, estime qu’il n’y a qu’une chose qu’ils peuvent apprendre aux gens. «Je leur apprends à frapper une balle, à servir, à jouer en revers et en coup droit».

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