Un match annulé faute d’ambulance

Un match annulé faute d’ambulance

Comptant pour la dix-septième journée du championnat national de deuxième division de football (GNFE-2), le match RAC de Casablanca-Youssoufia de Berrechid allait passer presque inaperçu. Sans enjeu majeur, la rencontre devait opposer deux équipes mal loties : le RAC de Casablanca et l’équipe du Youssoufia de Berrechid. Mais son annulation par l’arbitre, Abdallah Dhik, a provoqué un tollé. La décision a même fait ressurgir un problème épineux.
En effet, Abdallah Dhik a reporté la rencontre en raison de l’absence d’une ambulance et des forces de sécurité à proximité du terrain. L’arbitre de la Ligue de Tadla a affirmé avoir pris cette décision conformément à une circulaire de la Fédération royale marocaine de football (FRMF). «Après plusieurs incidents ayant entaché des matchs du GNF, la fédération a émis une circulaire le 29 novembre 2006 où elle exigeait la présence sur le terrain d’une ambulance. C’est devenu l’un des éléments nécessaires pour le déroulement d’une rencontre. On ne peut donner le coup d’envoi d’un match avant que tous les éléments énoncés dans ladite circulaire ne soient réunis», nous a-t-il expliqué.
Pour Abdelhak Rezkallah Mendoza, chef d’orchestre du RAC, l’arbitre aurait dû faire preuve de plus de patience. En effet, selon lui, l’ambulance et les forces auxiliaires sont arrivées quelques minutes après la décision finale de l’arbitre.  «S’il (arbitre) avait patienté un peu, on aurait pu démarrer le match sans incident. En effet, l’ambulance est arrivée juste après la décision de M. Dhik de reporter la rencontre», a déclaré Mendoza.
Une version qu’Abdallah Dhik réfute : «j’ai fait le tour du terrain avec mes assistants. On a tout inspecté. Et j’ai fait la remarque concernant l’absence de l’ambulance à une heure moins quart avant le début de la rencontre. J’ai prévenu M. Mendoza à maintes reprises. À l’heure du coup d’envoi, il n’y avait toujours pas d’ambulance. Et là je n’avais d’autres choix que d’appliquer le règlement».
L’arbitre a estimé qu’il n’a fait que son travail et n’a rien à se reprocher. «C’est ma responsabilité en tant qu’arbitre qui était en jeu. Il était hors de question de patienter. Le réglement est clair : si un des éléments nécessaires manque, le match doit être ajourné», renchérit M. Dhik. L’arbitre souligne, toutefois, que la décision de rendre la présence d’une ambulance sur le terrain obligatoire est survenue pour éviter "des catastrophes". «Il est arrivé parfois qu’un joueur victime par exemple d’une fracture passe plus d’une demi-heure à souffrir atrocement avant d’être évacué. Moi-même j’ai assisté à ce genre de spectacle. C’est horrible. Il ne faut pas jouer avec la santé de nos footballeurs. La décision de la fédération vise effectivement à éviter ce genre de catastrophes », a-t-il conclu.

GNFE-1 : le MAT s’accroche au leader

Bien positionné derrière l’OCK, le Moghreb de Tétouan s’approche doucement mais sûrement des commandes du championnat national de première division de football (GNFE-1), dont il n’est désormais qu’à quatre unités (35 points), au terme de la 17è journée. Dimanche au stade Saniat R’mel, il a ajouté à son tableau de chasse la Jeunesse Massira de Laayoune (1-0), enregistrant à l’occasion son neuvième succès de la saison (contre 5 nuls et 2 défaites). Les coéquipiers du canonnier Benchrifa ont réduit l’écart sur le leader, l’Olympique de Khouribga, contraint au nul sur le terrain du Difaâ Hassani d’El-Jadida (1-1), pour conserver la position du dauphin à deux points devant le Wydad de Casablanca, large vainqueur (3-0) de la lanterne rouge, l’ASS de Salé, samedi au stade El Allam à Sidi Kacem. En bas du tableau, l’Ittihad de Tanger, qui a tenu en échec le CODM de Meknès devant son public (0-0), ferme la marche du classement avec 13 points, en compagnie de l’ASS et de la JSM.

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