Un Mondial sous l’éclat des stars

Si le Mondial suscite, en général, tant d’engouement des mordus de la balle ronde, c’est essentiellement grâce aux attaquants. Ce n’est un secret pour personne. De toutes les stars qui brillent dans le ciel du football mondial, c’est les buteurs qui attirent le plus les regards. Des joueurs comme Pelé, Maradona ou Müller ont signé leurs noms avec des lettres d’or sur la coupe du monde. Et ce n’est pas le mondial en Corée du Sud et au japon qui va déroger à cette règle.
Entre le fougueux Owen et le Français Thierry Henry à l’accélération explosive, les tireurs d’élite, l’Italien Filippo Inzaghi et le Français David Trezeguet, et les polyvalents, l’Italien Alessandro Del Piero et l’Espagnol Raul, les amateurs de jeu offensif devraient avoir droit à un vrai feu d’artifice. Sans oublier le Brésilien Ronaldo qui pourrait allumer quelques mèches. Mais l’éclat de celui qui était considéré comme le meilleur joueur du monde a sérieusement pâli à cause de ses blessures répétitives. Celui de l’Argentin Gabriel Batistuta a également beaucoup terni.
Les artistes du milieu tiennent également une place à part. En Asie, Zidane devrait être le plus en vue, grâce à sa technique hors norme et son exceptionnelle vision du jeu. Il y a aussi le Brésilien Rivaldo, le portugais Luis Figo, l’Italien Francesco Totti, l’Argentin Juan Sebastian Veron, Nakata ou l’Anglais David Beckham, à moins que les blessures de ce dernier ne décident de prolonger son « exil » des terrains. Les prestations de tout ce beau monde restent néanmoins dépendantes des milieux récupérateurs et des défenseurs. Le Français Patrick Vieira peut être cité en exemple, par ses qualités athlétiques, sa couverture de terrain ou ses facilités techniques.
Le rythme et la surmotivation de l’Irlandais Roy Keane le placent aussi parmi les meilleurs. Côté défenseurs, on peut évoquer le Camerounais Rigobert Song, le Brésilien Roberto Carlos ou les italiens Fabio Cannavaro et Paolo Maldini. Et pour contrer l’armada offensive attendue en Asie, les meilleurs gardiens de la planète ne seront pas de trop, qu’ils adoptent une technique orthodoxe, comme l’Allemand Oliver Kahn, ou un profil fantasque, à l’image du Français Fabien Barthez et du Paraguayen Jose Luis Chilavert. Enfin, plusieurs joueurs de sélections moins en vue auront l’occasion d’éclater au niveau mondial alors qu’ils sont déjà vénérés chez eux, comme les attaquants polonais d’origine nigériane Emmanuel Olisadebe, sud-coréen Seol Ki-Hyeon ou le défenseur chinois fan Zhiyi.
Tous devront toutefois méditer l’exemple de l’étoile filante Toto Schillaci, meilleur buteur du mondial-90 retombé ensuite dans l’anonymat. Mais quelle que soit leur aura, le seul et unique défi que toutes ces vedettes du prochain mondial devront relever est celui de pouvoir accrocher à leur maillot une autre étoile : celle du premier champion du monde du XXIe siècle.

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