Un petit match entre amis

Un petit match entre amis

Avec sa sélection composée de joueurs évoluant dans des équipes de clubs anglais, écossais ou gallois, Trinité-et-Tobago promet d’offrir une opposition typiquement "british" à l’Angleterre en match du groupe B du Mondial de football, jeudi à Nuremberg. Ils viennent de West Ham, Southampton, Coventry, Gillingham, Port Vale, Luton (Angleterre), Dundee, les Glasgow Rangers, Falkirk (Ecosse) ou Wrexham (Pays de Galles). Ne seraient-ils pas en Allemagne qu’ils supporteraient sans doute une Angleterre où certains sont nés. Mais voilà, depuis le tirage au sort, les Trinidadiens savent qu’ils vont affronter les "frères" anglais et s’en font un plaisir. Après un tonitruant 0-0 en match d’ouverture face à la Suède, les Caribéens s’imaginent volontiers perturber l’ancien colonisateur, au terme d’un bon vieux match façon "Cup" (Coupe d’Angleterre).
Héros du premier match de l’histoire du pays dans une Coupe du monde, le gardien Shaka Hislop est un vieux routier du championnat d’Angleterre, qui aurait pu porter le maillot adverse jeudi. Né en 1969 à Hackney, un quartier de Londres, il est parti avec ses parents à Port of Spain à l’âge de deux ans.
Après des études aux Etats-Unis, il a débuté sa carrière à Reading (ouest de Londres), faisant une apparition en équipe d’Angleterre des moins de 21 ans. Passé par Newcastle, Portsmouth ou West Ham, où il évolue encore à 37 ans, Hislop s’est finalement tourné vers le maillot trinidadien en 1998. Premier joueur blanc à porter le maillot de Trinité-et-Tobago depuis 60 ans, Chris Birchall, a un destin encore plus étrange. Né en 1984 à Stafford dans le centre de l’Angleterre, il doit sa sélection à sa mère, née à Trinité, où ses parents avaient émigré, puis rentrée en Angleterre à l’âge de 18 ans.
Birchall respecte tant son pays de naissance qu’il a promis d’éviter toute célébration trop démonstrative s’il avait le bonheur d’inscrire un but contre l’Angleterre.
Figure emblématique de Trinité-et-Tobago, Dwight Yorke a passé 16 saisons dans le championnat anglais, avant de quitter Birmingham pour l’Australie, il y a un an. Un long bail avec en point d’orgue une Ligue des champions avec Manchester United en 1999, dont le capitaine de l’Angleterre, David Beckham,  était l’un des piliers, comme le défenseur Gary Neville. «Dwight Yorke est encore très fort et le connaissant bien, je sais qu’il aimerait marquer contre l’Angleterre», glisse Beckham. «Je ne l’ai pas vu jouer depuis longtemps mais, pour moi, il était l’un des meilleurs attaquants. Dwight et Andy Cole formaient l’une des meilleures paires d’attaquants avec laquelle j’ai jamais joué». «C’est un bon ami et c’est l’une de ces personnes qui, quoi qu’il lui  arrive, a toujours le sourire, raconte-t-il. C’est encore un joueur dont nous devons nous méfier».   
Yorke a, lui, bénéficié de l’aide amicale de son ancien club, pour préparer le Mondial. C’est avec MU qu’il a travaillé pendant six semaines son nouveau rôle de milieu défensif. «Tout le monde en Ecosse, dont Sir Alex (Ferguson, le manageur de MU), a clairement fait savoir qu’ils veulent nous voir réussir contre l’Angleterre», dit-il.
«Si nous obtenons un bon résultat, je suis sûr que je l’aurais au téléphone  le lendemain, ajoute-t-il. Je ne peux assez remercier Alex Ferguson et ses adjoints».

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