Un programme pour populariser le tennis

En gestation depuis bien longtemps, le projet de tennis de proximité est en train de voir le jour. La Fédération royale marocaine de tennis, qui en est le principal initiateur, a entamé, mercredi dernier, la première étape de ce grand projet visant à vulgariser la petite balle jaune chez les jeunes des quartiers populaires.
Ainsi, il a été procédé à l’inauguration d’un terrain de mini-tennis dans la commune d’Ain Sebaâ à Casablanca. Cette cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment du monde des ONG. Pour les jeunes, c’était l’occasion d’approcher et d’effectuer quelques échanges de balle avec l’ex-numéro un mondial, Younès El Aynaoui.
Selon la FRMT et la fondation Mjid (Association marocaine de la jeunesse, de l’investissement et du développement) d’autres projets sont en cours de finalisation.
Il s’agit, entre autres, de la création d’un centre d’hébergement destiné aux étudiants universitaires issus de familles à faible revenu. Objectif : développer le tennis de masse et de proximité.
«Les jeunes de ces quartiers ne s’adonnent pas à cette discipline car elle est considérée comme un sport d’élite. C’est pourquoi la fédération veut aller dénicher les jeunes talents là où ils se trouvent », a déclaré, Abdelilah Wahibi, secrétaire général adjoint de la FRMT et chargé de la communication au XVIII Grand Prix Hassan II de tennis, qui se déroule, actuellement, sur les courts du complexe Al Amal de Casablanca.
Ce projet consiste en la mise en place de complexes sportifs dans les quartiers populaires de plusieurs villes du Maroc, et ce en collaboration avec les communes urbaines. Des infrastructures qui comprendront des terrains de différentes disciplines sportives, tels le mini-tennis, le mini-foot, le basket-ball ainsi que des pistes d’athlétisme. L’idée consiste, aussi, en la mise sur pied d’une salle de cours pour l’apprentissage du code de la route. « Ces terrains devront contribuer à faire aimer un peu plus la petite balle aux jeunes de certains quartiers défavorisés, dont des centaines manient excellemment la raquette sur les plages.
Il faut assurer une sorte de suivi de ces potentialités et les insérer dans un plan de formation structuré », a ajouté Wahibi. Et de poursuivre «Emettant l’espoir qu’un jour le centre national de tennis puisse récupérer quelques-uns de ces jeunes qui ne manquent pas d’aptitudes ni de talents, mais qui sont dépourvus de moyens ». Ce n’est que de cette manière que l’on pourra développer une nouvelle culture. Celle de la démocratisation du tennis.

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