Une finale sous le signe de la revanche

Une finale sous le signe de la revanche

Les deux hémisphères se livreront samedi prochain au Stade olympique de Sidney une lutte pour la suprématie mondiale en rugby. En effet, dans un match explosif, l’Australie et l’Angleterre joueront la finale de la Coupe du monde qui se tient actuellement en Australie. Les Wallabies, tenants du titre, avaient éliminé la Nouvelle-Zélande (22-10), samedi dernier alors que les Anglais, dont c’est leur deuxième finale mondiale, ont parfaitement profité de conditions climatiques délicates, bruine ininterrompue et vent tourbillonnant, pour éliminer la France (24-7), dimanche à Sydney. Le XV de la Rose s’est notamment appuyé sur ses avants, dominateurs en conquête et dans le jeu au près, et sur son ouvreur Jonny Wilkinson, auteur des 24 points de son équipe sur cinq pénalités et trois drops. Wilkinson, qui totalise 98 points depuis le début du Mondial, talonne désormais le Français Frédéric Michalak (103 points) au classement des meilleurs réalisateurs. Le match pour la troisième place opposera la Nouvelle-Zélande à la France le jeudi 20 novembre, également à Sydney. Cette finale se déroulera sous le signe de la revanche puisque les deux équipes se sont rencontrées en finale du Mondial de 1991, remportée alors par les Wallabies. Le match Australie-Angleterre constituera également une revanche du test-match remporté par le XV de la Rose (25-14) le 21 juin dernier à Melbourne, dans le sud-est de l’Australie. Depuis le début de la saison donc, les Anglais sont devenus une machine à gagner. Les auteurs du Grand Chelem en 2003 dans le Tournoi des six nations, ont ajouté la Nouvelle-Zélande à leur tableau de chasse de l’année lors de leur tournée dans l’hémisphère sud. De ses 23 dernières rencontres, le XV de la Rose est sorti victorieux à 21 reprises. «Si nous terminons deuxièmes de ce Tournoi, nous serons extrêmement déçus car nous sommes venus avec un seul objectif », clame leur coach Clive Woodward, fort de ses certitudes de victoire que d’aucuns interprètent comme arrogantes. Cette invincibilité a continué lors des phases finales du mondial australien. Placés dans un groupe délicat avec notamment l’Afrique du Sud, les Anglais ont vécu un premier tour poussif dans la manière malgré quatre victoires sur la Géorgie (84-6), l’Afrique du Sud (25-6), le Samoa (35-22) et l’Uruguay (111-13). Difficultés confirmées par le quart de finale contre les Gallois, remporté en fin de match (28-17). Leur objectif de devenir la première équipe de l’hémisphère nord à être sacrée championne du monde n’a sans doute jamais été aussi proche, face à une équipe australienne qui accède à la finale après une victoire surprise contre les Blacks. Les Australiens ont maintenant une semaine pour tenter d’affoler les statistiques en gravant pour la troisième fois (en cinq éditions) leur nom sur la Coupe Webb Ellis, en étant la première sélection à conserver le trophée. Rescapés de la tempête médiatique, dont leur entraîneur Eddie Jones était la cible, ils sont désormais armés de toutes les confiances, pour le jour J, celui de la finale.

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