Une nouvelle affaire de dopage secoue l’athlétisme national

Une nouvelle affaire de dopage secoue l’athlétisme national

Le Maroc sort des Mondiaux de Berlin avec deux contrôlés positifs aux substances interdites, deux forfaits, un abandon et sans aucune médaille. Une moisson illustrant la crise qui secoue l’athlétisme national. Les deux cas de dopage étaient décelés chez  Meryem Alaoui Selsouli ( 1500 m) et Jamal Chatbi ( 3000 m steeple).
«Ce constat représente la suite logique de ce qui se passe depuis trois ans sur le champ de l’athlétisme marocain. Il y a un recul flagrant et continu. Je n’étais nullement surpris par ces résultats», a déclaré à ALM, Aziz Daouda, technicien de renom et directeur technique de la Confédération africaine d’athlétisme (CAA). Sur les 21 athlètes qui ont fait le déplacement à Berlin, neuf ont accédé aux épreuves finales. La meilleure consécration, celle du malheureux Amine Laalou qui était à un pas du podium de la course du 1500m. À Berlin, l’équipe nationale a échoué à redorer le blason de l’athlétisme marocain. Le dopage de Jamal Chetbi et Meryem Alaoui Selsouli est une première dans l’histoire de la participation marocaine aux Mondiaux.
Chetbi et Selsouli avaient couru lors des derniers meetings tenus à l’échelon national, mais avaient-ils subi des contrôles ? Contacté par ALM, Docteur Mohamed El Houmiri, chef de la division de médecine du sport au ministère de la Jeunesse et des Sports a annoncé que : «nous avons procédé à des contrôles lors des derniers meetings de Rabat et Tanger, sur demande de la Fédération internationale d’athlétisme et (ou) des organisateurs. Résultat : les contrôles étaient négatifs». «Néanmoins, ces contrôles ne relèvent pas spécialement du ressort des services du ministère de la Jeunesse et des sports», a-t-il tenu ajouter. La division de la médecine du sport au ministère de la Jeunesse et des Sports n’effectue ces contrôles que suite aux demandes reçues. «Il m’est parvenu que la Fédération internationale d’athlétisme avait contrôlé des athlètes de haut niveau notamment en août peu avant les mondiaux d’athlétisme», confirme Dr El Houmiri.
De son côté, Lahcen Karam, président de l’Association marocaine de sensibilisation contre le dopage dans le sport (Amsds) a affirmé que : «le contrôle positif de Selsouli ne m’a pas surpris, par contre, je regrette que le premier cas de dopage dans les mondiaux d’athlétisme soit marocain». «En ces moments, nous devons réfléchir sur les circonstances du contrôle international. L’institution d’une agence marocaine anti-dopage à caractère professionnel s’impose», rappelle M.Karam qui ajoute que l’athlétisme arrive au deuxième rang des disciplines nationales souffrant de l’utilisation du dopage après le bodybuilding.
Selon docteur El Houmiri, la commission nationale devant procéder au contrôle de l’utilisation des substances interdites au niveau de toutes les Fédérations verra le jour après l’approbation de la loi de lutte contre le dopage par le Parlement. Ceci dit après neuf jours de compétition, l’athlétisme marocain rentre bredouille de Berlin, terni de surcroît par deux cas de dopage, ce qui déclenche une série d’interrogations sur son avenir. Les Mondiaux de Berlin sont désormais un mauvais souvenir qu’il serait difficile d’effacer.

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