Une première pour le Portugal et Scolari

De l’archipel des Açores, en passant par les Champs-Élysées à Paris jusqu’à l’ancienne enclave portugaise de Macao, en Chine, les supporteurs du Portugal ont fêté, mercredi soir, la qualification de leur équipe pour la finale de l’Euro 2004.
Demi-finaliste en 1984, le Portugal disputera, dimanche, toujours dans la capitale, sa première finale de la Coupe d’Europe des Nations. Événement historique. Si les Lusitaniens sont arrivés à ce stade de la compétition, c’est grâce, en partie, au sélectionneur brésilien Felipe Scolari, qui vient de prolonger son contrat de deux ans.
Deux ans après avoir mené son pays à la conquête de son cinquième sacre, «Felipao» est, aujourd’hui, à un pas du titre de champion d’Europe. S’il le décroche, dimanche, il sera le premier entraîneur à réaliser un doublé Mondial-Euro. Il faut dire que depuis le début de l’Euro, le Portugal a, certes, été brillant, mais il faut dire aussi que les Lusitaniens ont été chanceux. «C’est de la chance ! », ironisait-il, après la victoire (1-0) des Portugais contre l’Espagne dans un match décisif pour l’accession aux quarts de finale. «Mais, vous savez, grâce à cette chance, j’ai déjà conquis seize titres dans ma carrière». Homme de caractère, Scolari avoue avoir été un mauvais défenseur, mais cela ne l’empêche pas de faire des leçons à des stars comme Ronaldo, Ronaldhino, ou encore Figo, qu’il admire beaucoup. S’inspirant du livre du général chinois Sun Tzu «L’art de la guerre», écrit, il y a quelque 25 siècles, Scolari a trouvé la bonne recette de la victoire : la politique, le climat, le terrain, le chef et la doctrine. Mais la victoire, c’est aussi celle des hommes.
Depuis son arrivée à la tête du Portugal, Scolari n’a cessé de faire travailler son équipe. Les joueurs ne manquaient pas : Luis Figo, Rui Costa, Fernando Couto, derniers rescapés de l’équipe qui avait remporté la coupe du monde juniors, Cristiano Ronaldo, Maniche, Deco, Andrade, Pauleta, Carvalho… tous connus pour évoluer dans des grands clubs ou pour avoir remporter la Ligue des Champions. D’autres inconnus jusqu’alors, Miguel, Valente, Postiga…ont vu leur cote monter en flèche.
Douzième joueur, le grand public portugais qui n’a cessé d’encourager son équipe depuis le début du tournoi, malgré un début raté des coéquipiers de Figo.

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