US Open – Interview : Rafael Nadal, le surhomme

US Open – Interview : Rafael Nadal, le surhomme

Rafael Nadal a souligné lundi après son deuxième titre à l’US Open que sa saison 2013, entamée en février après sept mois d’absence à cause d’une blessure à un genou, était « plus qu’un rêve ».

En 2013, l’Espagnol a compilé 60 victoires et 3 défaites, a atteint la finale de douze tournois sur treize et a glané dix titres, dont deux en Grand Chelem (avec Roland-Garros). Il n’a en outre pas perdu un seul match sur ciment (22 victoires).

Q: Vous avez pleuré après cette victoire. Quelles étaient ces émotions ?

R: « Pour plusieurs raisons, cette saison est sans doute la plus forte au plan émotionnel pour moi. Ce trophée signifie beaucoup pour moi. J’ai été absent sept mois (entre juillet 2012 et février 2013) à cause de mon genou, mais ce genou n’est pas complètement guéri. J’ai encore mal parfois, même si cette douleur ne m’empêche pas de jouer à mon meilleur niveau. »

Q : Quand Novak Djokovic est à son meilleur niveau comme dans le deuxième set et au début du troisième, vous étonnez-vous de parvenir à le battre ?

R: « En vérité, je ne sais pas comment j’ai fait pour le battre… (rires). Pour être honnête, quand nous étions aux vestiaires avant le match, je me suis surpris à penser qu’il était peut-être trop fort, que je n’arriverais pas à gagner. Mais une fois sur le court, dans le feu de l’action, c’était une autre histoire. »

Q: C’est la première fois que vous êtes invaincu toute une saison sur ciment…

R: « Ne vous en faites pas, je vais finir par perdre (rires). Tout le monde finit par perdre. »

Q: Quand vous étiez absent sur blessure, pensiez-vous vivre une telle saison ?

R: « Je savais bien que je n’avais pas oublié comment jouer au tennis en sept mois, mais je ne pensais pas que je gagnerais autant de Masters 1000 (5) et deux tournois du Grand Chelem. C’est plus qu’un rêve pour moi. Le doute à l’époque, c’est que je ne savais pas si je serais en bonne santé. Cela dit, quand vous avez la santé, il n’y a aucune raison que vous ne puissiez pas revenir au plus haut niveau si vous l’avez été pendant huit ou neuf ans, même après sept mois d’absence. »

Q: Vous avez maintenant treize titres du Grand Chelem, pensez-vous pouvoir rattraper Roger Federer (17) et Pete Sampras (14) ?

R: « Laissez-moi d’abord savourer ce succès… (sourires). Sincèrement, j’ai remporté beaucoup plus de titres majeurs que dans mes rêves les plus fous. Comme je le dis toujours, je vais continuer à travailler dur, à me donner des chances de gagner des tournois comme celui-là. Pas plus qu’on ne sait quand on va commencer (à gagner un tournoi du Grand Chelem), on ne sait quand ça va s’arrêter. Mais treize, c’est un chiffre incroyable. »

Q: Pensez-vous pouvoir gagner le Masters de fin d’année ?

R: Je n’ai pas de chance que tous les Masters de fin d’année soient disputés sur dur en salle. Ce n’est pas juste. Les huit meilleurs joueurs du monde se qualifient pour le Masters sur toutes les surfaces, en salle et en plein air, mais à la fin la finale se joue toujours sur dur en salle. Pourquoi ne pas jouer tous les ans sur une surface différente ? »

Q: Pourquoi le public vous apprécie-t-il tellement ?

R: « Je ne suis pas la bonne personne pour répondre à cette question. Tout ce que je peux dire c’est que j’essaye toujours d’être juste, d’être correct. J’essaye d’être gentil avec tout le monde, de signer des autographes, de poser pour des photos. Et sur le court j’adopte toujours une attitude positive. »

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