Valence retrouve un peu de crédit

En s’imposant mercredi à Madrid, les Valenciens ont répondu aux attentes de leurs supporters déçus suite au mauvais rendement du championnat. Pour Getafe, la déception est énorme. C’est un second revers consécutif en finale de la «Coupe du roi» (la saison dernière il s’était incliné face au FC Séville), quelques jours seulement après la douloureuse élimination en quarts de finale de la Coupe de l’UEFA par le Bayern Munich. «Ce n’est jamais un échec de perdre une finale», avait anticipé mardi l’entraîneur danois de Getafe, Michael Laudrup. Ce club n’a pas pour objectif de gagner des finales mais le maintien et d’aller le plus loin possible en Coupe de l’UEFA et en Coupe d’Espagne». Valence a remporté mercredi sa 7e Coupe d’Espagne après des succès en 1941, 1949, 1954, 1967, 1979 et 1999. «Gagner la Coupe ne fera pas oublier notre mauvaise saison», avait toutefois prévenu l’attaquant international de Valence, David Villa. Valence vit en effet une saison catastrophique, avec une élimination prématurée en Ligue des champions (dernière place de son groupe), un comportement affligeant en Championnat (16e après 32 journées et neuf défaites à domicile) et des querelles intestines (Canizares, Albelda et Angulo écartés). Début idéal pour Valence, le club, qui doit encore assurer son maintien, retrouvera la Coupe de l’UEFA la saison prochaine, qu’il a remportée relativement récemment, en 2004 contre Marseille. Valence avait idéalement débuté la rencontre avec deux buts en un peu plus de 10 minutes : une remarquable action collective entre Baraja, Villa et Silva conclue de la tête par Mata (4) et un but de la tête d’Alexis, acheté à Getafe l’été dernier, sur un corner de Silva (11). Getafe, qui disputait son troisième match en moins d’une semaine, le 53e de la saison, accusait forcément le coup. Le club de la banlieue de Madrid revenait toutefois dans le match en toute fin de première période, sur un penalty de Granero (45+4) après une faute de Moretti sur Contra.  En seconde période, Villa avait coup sur coup deux ballons en or de 3-1 (53 et 54) et Granero manquait de peu le doublé et l’égalisation en trouvant la barre d’Hildebrand (61). C’est finalement un revenant, Morientes, qui assurait le coup pour Valence, encore de la tête (84). La finale s’est achevée sur une note amère, avec l’expulsion du milieu de terrain de Getafe, Fabio Celestini, juste avant le coup de sifflet.

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