Wartusch a fait mouche

Patricia Wartusch avait fière allure lorsqu’elle a brandi le trophée l’a désignant comme vainqueur de cette deuxième édition du Grand Prix SAR Lalla Meryem. Il y avait de quoi. Cette consécration, l’Autrichienne, double vainqueur (simple et double), l’a décrochée par la force du poignet et du caractère. Menée au premier set par 5/1, elle a réussi à égaliser 5/5 avant de pécher aux 12ème et 13ème jeu.
Ce retour en forme, quoique estompé temporairement, Melle Wartusch va ostensiblement l’afficher pendant le 2ème et le 3ème set sans jamais donner de répit à sa jeune adversaire Koukalouva. Lundi quand la bataille a démarré, Patricia et sa 101ème place WTA, n’avait pas toutes les faveurs du pronostic. Elle en était seulement la sixième. C’est à partir des quarts de finale et des demies, vendredi lorsque toutes les têtes de série sont tombées, que les regards étaient braqués sur son cas.
Cette opportunité, l’Autrichienne ne va plus la lâcher pour ajouter un 2ème titre à son palmarès après celui de Bogata et une place de demi-finaliste au tournoi de Vienne. Beaucoup diront que cette deuxième édition du Grand Prix Lalla Meryem n’a pas vu l’affluence escomptée et que la prestation nationale n’a pas été celle qu’on aurait souhaitée (les deux caractéristiques vont ensemble d’ailleurs). Pour le directeur du tournoi et pour président de la Fédération royale marocaine de tennis, Mohamed M’jid, ce Grand Prix qu’on le veuille ou pas, demeure une étape essentielle dans la consolidation à la contribution du développement du tennis féminin. « Lorsque le Grand Prix a débuté en 1984, il n y avait pas un seul marocain qui y participait, maintenant on le gagne, Arazi en 1997 et, 7 ans après, El Aynaoui en 2002». C’est un investissement à long terme, souligne-t-il. «Signalons par ailleurs que ce Tournoi est doté de 110.000 dollars et que cette Price Money est totalement assurée par SM le Roi Mohamed VI et qu’il est unique en Afrique et 3ème grand événement tennistique féminin dans le monde arabe après celui de Doha et Doubai».
L’année prochaine, le Grand Prix Lalla Meryem fêtera à peine sa troisième année, mais déjà les organisateurs pensent augmenter sa dotation. Autrement dit, sa Price Money va monter à 180.000 dollars afin de le mettre au même diapason que les autres tournois qui se disputent à cette même époque pour que les meilleures joueuses puissent s’y intéresser.

• Dehbi Badia

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