White : pas si blanche que ça

White : pas si blanche que ça

Dimanche dernier, Kelli White devient championne du monde de la distance reine de l’athlétisme, le 100m. Le jeudi d’après, la sprinteuse américaine double la mise en reportant le titre mondial du 200m. Elle devait régner sur ces IXèmes Championnats du monde. Mais voilà, le conte de fée s’est arrêté suite à un contrôle positif au Modafinil, que White avait subi après sa première victoire. Le produit incriminé ne figure pas sur la liste des produits interdits par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF), mais il devrait y être inscrit l’an prochain puisque lié à d’autres produits prohibés comme l’éphédrine. Réagissant à l’article du quotidien L’Equipe qui a révélé l’affaire, le Pr Arne Ljungqvist, président de la Commission médicale de l’IAAF, a confirmé que l’athlète avait été contrôlée positive au Modafinil, un psychostimulant utilisé pour soigner les narcolepsies. Il a en plus précisé que l’instance internationale n’avait été informée que vendredi dernier et nécessitait encore du temps pour examiner le cas. En effet, plusieurs zones d’ombre subsistent. La sprinteuse américaine n’avait pas déclaré la prise de ce médicament au moment où elle a été contrôlée, « ce qu’elle aurait dû faire en demandant un exemption », a expliqué le responsable de l’IAAF avant d’ajouter que « ce point sera un problème pour ellequand son cas sera évalué ». « Le simple fait d’être accusée me blesse ». Une phrase qui résume la position de Kelli White. Dans une déclaration préparée à l’avance qu’elle a lue dans la salle de conférence de presse des Championnats du monde, au Stade de France, la double championne du monde a expliqué que le Modafinil lui avait été prescrit pour soigner une maladie de famille. Elle n’avait pas demandé l’autorisation d’utiliser le médicament, comme les athlètes ont le droit de le faire, et n’avait pas non plus signalé qu’elle en prenait avant son contrôle anti-dopage, puisque cette substance-là « ne figure pas sur la liste des produits interdits ». « Je pense qu’on peut comprendre que je n’ai pas jugé nécessaire de le déclarer », a-t-elle précisé. Même si aucune décision officielle n’a encore été prise, les conséquences de ce contrôle positif se font déjà ressentir. Kelli White, qui risque la disqualification et la suspension, a été écarté de la finale du relais 4×100 mètres disputée samedi, et ce en dépit de l’annonce de la Fédération internationale autorisant l’Américaine à courir. Un retrait qui a sans doute contribué à la défaite américaine qui n’a terminé que deuxième derrière la France. En attendant la décision de l’IAAF, Kelli White devrait avoir peur pour ses deux médailles mondiales, la sprinteuse ayant récidivé. Elle a en effet déjà été interdite de compétition en France du 1er janvier au 30 juin derniers après avoir subi un contrôle positif au triamcinolone l’année dernière lors d’un meeting d’athlétisme à Paris. Illégal en France, ce médicament contre l’asthme ne figure pas pour autant sur la liste des substances interdites par la Fédération internationale d’athlétisme.

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