Will Smith dans le rôle de Mohamed Ali

Aux Etats-Unis, les réalisateurs d’Hollywood sont les rois de la récupération. La dernière en date est celle de la légende de la boxe mondiale, Mohammed Ali. C’est l’acteur-chanteur Will Smith, grand admirateur de la célèbre star de boxe, qui interprète ce rôle. La sortie du long-métrage «Ali» est prévue pour le 25 décembre prochain. Comme presque tous les films de biographies, «Ali» est déjà un succès. Il raconte les plus belles pages de l’histoire de la boxe. Mais aussi, cet homme qui a choqué le pays de l’Oncle Sam par sa conversion à l’Islam, ses relations avec Malcolm X, chef charismatique des Blacks et dont le film a été un best seller aux Etats-Unis, et surtout son refus d’aller faire la guerre au Vietnam. Le réalisateur Michael Mann et les producteurs ont fait preuve de beaucoup de courage pour sortir ce film, dont la projection sur les salles de cinéma américaines coïncide avec une période de chauvinisme, suite aux attentats du 11 septembre dernier et les conséquences que l’on connaît (lutte contre le terrorisme, guerre en Afghanistan…). Dans le gymnase comme sur le ring, Smith. semble être Ali lui-même. Il approche de façon troublante le physique et le style du «Greatest» au jeu de jambes unique en son genre. Depuis le combat contre Sonny Liston (Michael Bentt) jusqu’à celui qui l’a opposé à Georges Foreman (Charles Shufford) pour le célèbre «Rumble in the jungle» en 1974 au Zaïre. Et ce n’est pas tout. Il approche aussi Ali dans sa relation avec son entourage, comme son manager Angelo Dundee, interprété par Ron Silver. Avec son grand talent, Smith donne enfin un excellent aperçu de la vie privée d’Ali. De sa première femme, conquise dans les murs même de l’ancien Tiger Lounge de Chicago remodelé pour l’occasion, à la troisième qu’il séduit au Zaïre. Avec ce rôle, l’ancien «Prince de bel air» pourrait être un sérieux prétendant à une nomination aux prochains oscars et, pourquoi pas, devenir le premier noir américain depuis Sydney Poitier en 1963, à gagner ce prix. Seulement, on peut reprocher au réalisateur le fait de n’avoir pas évoquer les dernières pages de l’histoire du grand Ali. Une période post-fin carrière triste, avec la maladie d’Alzheimer, dont aucun ne la prévoyait même ses grands rivaux sur le ring !

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