Younes, absent partout

Younes, absent partout

«Nous allons donner un grand éclat au Grand Prix Hassan II dans sa vingtième édition», tels étaient les propos de Mohamed Mjid, président de la FRMT, quelques semaines avant le début du Grand Prix Hassan II. Mjid, qui avait confirmé la participation de Younès El Aynaoui et Hicham Arazi, ne savait pas qu’une surprise l’attendait à son retour de Zurich. Incertain jusqu’à avant-hier dans l’après-midi, Younès El Aynaoui n’a finalement pas pris part au Grand Prix Hassan II de Casablanca. Chose qui vient confirmer l’information, publiée dans notre numéro de lundi 17 mai, et selon laquelle, El Aynaoui aurait décidé de ne pas jouer suite à un accord passé avec Hicham Arazi.
Ce dernier, qui, selon une source proche de la Fédération royale marocain de tennis et contrairement à ce qui a été dit, ne souffre d’aucune blessure, mais a, tout simplement, décidé de jeter l’éponge sur le plus grand événement tennistique au Maroc. Pourquoi ? Selon la même source, Hicham Arazi serait en désaccord avec la FRMT. C’est la deuxième fois que l’enfant fétiche de Roland Garros fait l’impasse sur le Grand Prix Hassan II. Il y a quelques années, Arazi, connu pour être un joueur caractériel, avait décidé de ne plus disputer le GP Hassan II en raison du traitement (sifflets, insultes, mots indécents…) dont il a fait l’objet de la part du public du Complexe Al Amal lors d’une édition du Grand Prix Hassan II.
Mais cela n’a pas duré longtemps, puisqu’il est revenu sur sa décision pour défendre les couleurs nationales lors des éliminatoires de la Coupe Davis. En revanche, ce qui est surprenant, c’est que c’est la première fois que Younès El Aynaoui, aimé par le grand public du Complexe Al Amal et tous les Marocains, soit absent sans motif aucun et à la toute dernière minute. L’absence d’Arazi et, surtout, d’El Aynaoui, a laissé place à beaucoup de questions. Mais elle a surtout laissé un vide que les jeunes n’ont pas pu combler. Le jeune Mehdi Ziadi, qui a bénéficié d’une Wild Card, n’a pas pu aller plus loin dans cette compétition après sa défaite face au tenant du titre, le Français, Julien Boutter (6-1, 3-6, 6-1). Ziadi, champion d’Afrique en titre des moins de 18 ans, a fait savoir qu’il n’a pas été gâté par le tirage au sort et qu’il avait devant lui l’un des meilleurs joueurs français. Même sort pour Mehdi Tahiri, qui a affronté hier un autre Français, Thierry Ascione.
La victoire finale est revenu à ce dernier (3-6, 4-6). Le seul marocain encore en lice, et qui devait, lui aussi, jouer hier, est Mounir Lâarej. Sur les 16 tennismen marocains (Saber, Belal, Benamar, Ouahabi, El Amrani…), qui ont prit part au premier tour, seuls cinq ont décroché leurs billets pour le deuxième tour. Depuis la création du Grand Prix Hassan II, jamais un tennisman marocain, ayant disputé la phase qualificative du GP Hassan II, n’a dépassé le stade du deuxième tour.

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