Youssef Lamrini : «La disqualification de notre équipe nationale était dure à avaler»

Youssef Lamrini : «La disqualification de notre équipe
nationale était dure à avaler»

ALM : Tout d’abord une question qui se pose et qui s’impose, le Maroc mérite-t-il de quitter prématurément la CAN-2012?
Youssef Lamrini : La disqualification de notre équipe nationale était dure à avaler. Tout le peuple marocain s’attendait à un rugissement retentissant des Lions de l’Atlas. Vu les prérogatives dont bénéficiait Eric Gerets et les moyens logistiques et budgétaires mis à sa disposition, on s’attendait à une consécration qui allait nous contenter après 26 ans d’attente. Mais la montagne a accouché d’une souris.

Quel avenir prédisez-vous pour la sélection nationale?
Il est impératif aujourd’hui de faire un bilan pour sortir avec un constat. On ne peut avancer sans tirer profit de nos échecs. Mais malheureusement nous ne disposons pas d’une direction technique nationale. La FRMF doit penser à instaurer cette direction qui pourrait se charger entre autres missions de dresser des bilans et les étudier, déterminer les carences et apporter des améliorations convenables, voire des restructurations. Et je pense également que son absence est parmi les causes de notre non-participation lors des deux dernières éditions.

Comment avez-vous trouvé les quarts de finale?
Sans surprise. L’expérience des favoris a prévalu sur l’ambition et la motivation des autres équipes. On ne pouvait parier sur le Soudan, quoique bonne équipe, devant la Zambie laquelle est tactiquement bien structurée. C’est aussi valable pour la Guinée équatoriale qui doit s’estimer heureuse d’avoir, pour sa première participation en Coupe d’Afrique, accédé aux quarts de finale. Et face aux Ivoiriens, une victoire de ce pays co-organisateur de la CAN-2012 était très improbable. Quant aux autres rencontres, le Mali a démontré face au Gabon que la patience et la persévérance finissent toujours par payer. La sortie de la Tunisie est tout aussi logique. Le jeu qu’ils ont adopté était toujours le même et se basait sur les contre-attaques. Mais face à un Ghana dont la conception de jeu est très développée, cette tactique a été vouée à l’échec.

Quels sont vos pronostics pour les demi-finales?
Elles seront très disputées et offriront du bon spectacle. Je pense que les joueurs de la Côte d’Ivoire, dont c’est la dernière chance pour la majorité d’entre eux, voudront terminer leur carrière en beauté. Il y a aussi le Ghana, qui représente une bonne référence et un système forgé, outre une cohésion qui règne au sein du groupe depuis presque dix ans. En tout cas, que le meilleur gagne !

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