Ziadi sur les traces d’El Aynaoui

Ziadi sur les traces d’El Aynaoui

Calendrier chargé pour notre jeune espoir, Mehdi Ziadi. Après un mois de stage d’oxygénation à Ifrane en compagnie de notre grand champion Younès El Aynaoui, Mehdi s’entraîne actuellement à l’académie de Wifaq, club dont il défend les couleurs, sous l’assistance de ses deux coachs Choukri Ali et Khalid Afif, qui n’est autre que le directeur sportif en charge de l’Académie et ex-champion du Maroc junior et champion d’Afrique cadet.
Bien entouré, Ziadi, qui a réussi à conquérir le coeur de la CDG, désormais, son sponsor officiel, devait disputer ce mois-ci deux tournois, en Egypte et au Portugal, mais tous les deux ont été annulés. Mais le 7 février prochain, le jeune Ziadi se rendra en Suisse, plus précisément à Lausanne et Genève, pour prendre part à quatre tournois. Un mois de compétition en vue de glaner quelques points qui permettront à notre jeune champion d’améliorer son classement ATP et partant pouvoir participer à de grands tournois, comme le Grand Prix Hassan II. Ziadi, qui vient d’avoir 18 ans au mois d’octobre dernier, occupe, actuellement, le 940ème rang dans le classement de l’ATP. Il y a un an, alors qu’il figurait encore dans la catégorie des juniors, le sociétaire de Wifaq était classé 19ème dans le classement mondial des juniors. Une place qui lui a valu d’être choisi et pris en charge par la Fédération internationale de Tennis pour prendre part à de grands circuits : Roland Garros, Wimbledon, Queen’s, US Open sans oublier le tournoi de Canada. Il y a trois semaines, Ziadi avait effectué une tournée en Europe où il avait disputé quatre tournois, dont deux en Italie, un en Luxembourg et un en Belgique. Après la Suisse, la star montante au tennis national devra se rendre en Espagne, à Catalogna, où s’entraîne El Aynaoui et où le jeune Ziadi avait passé l’année dernière un stage de trois semaines. Seul hic, les moyens financiers.
Encore une fois. Selon Mohamed Ziadi, le père, une lettre a été adressée au président de la Fédération royale marocaine de tennis, Mohamed M’jid, lui demandant d’intervenir auprès de la FIT pour prendre en charge le nouvel espoir de la petite balle jaune nationale. «On attend la réponse de la FIT, sinon il faudra mettre la main à la poche. Pour trois semaines de stage à Barcelone, il faut compter au moins 27.000 DH. Alors que pour six mois, on aura besoin de 160.000 DH», a confié ce dernier. Autre alternative au cas ou toutes les portes seraient fermées : le Comité national olympique. «Si, dans les quelques jours qui viennent, on n’a pas de réponse de la part de la FIT, on compte s’adresser au CNOM pour avoir l’aide nécessaire, une sorte de bourse», a ajouté Ziadi, le père.
Champion du Maroc, champion arabe junior, alors qu’il figurait dans la catégorie des cadets, et, enfin, champion d’Afrique, Ziadi veut aller sur les traces de son idole depuis toujours, Younès El Aynaoui. D’ailleurs, c’est ce dernier qui lui a proposé de rejoindre le centre de formation de Barcelone. «C’est lui qui l’a pris en charge lors de son stage à Catalogna, l’année dernière. Il connaît maintenant le centre et les joueurs qui s’entraînent là-bas», a expliqué celui-ci. Armé de grandes ambitions, Ziadi veut faire une grande carrière. «Depuis qu’il joue des tournois à l’étranger, il est devenu plus professionnel. Il s’entraîne à fond et veut réaliser son rêve, celui de devenir un grand champion», a tenu à faire remarquer ce dernier.
Et il n’est pas le seul. D’autres jeunes joueurs (Bouyahia, Roudani, Amrani, Alaoui…) ont, ces derniers temps, fait preuve de beaucoup de talent, mais faute de moyens et de soutien, continuent de jouer, avec les moyens de bord, des tournois par ci par là dans l’espoir de grignoter quelques petits points.

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