Zidane offre le titre au Real

Après avoir raté la coupe et le championnat, le Real Madrid s’est rattrapé mercredi soir sur la pelouse du stade Hampden Park de Glasgow en battant en finale de la Ligue des Champions la formation allemande du Bayer Leverkusen par 2 à 1. L’histoire se répète dit-on. Quarante-deux ans après sa victoire sur l’Eintracht Francfort sur le même terrain, le Real a réédité l’exploit en remportant sa neuvième Ligue des Champions après un parcours sans faute. « Le Real est éternel. Et il faut essayer de travailler pour qu’il le reste… Je crois qu’on a fait une très belle saison et que ce n’aurait pas été juste qu’on termine l’année sans titre », a déclaré Florentino Perez, président du club.
La finale avait débuté par un véritable coup de magie de l’opportuniste Raul (9e). Après une remise en jeu rapide du Brésilien Roberto Carlos, l’inévitable Raul se retrouvait seul à l’entrée de la surface et battait le portier allemand Jorg Butt d’un petit tir croisé.
La finale était ainsi lancée. Mais la réaction des Allemands n’allait pas tarder puisque cinq minutes plus tard le Bayer égalisait sur une tête du Brésilien Lucio (14e). Petit à petit, Leverkusen prenait le contrôle du match et se créait les occasions les plus nettes. Le gardien espagnol Cesar s’est distingué à deux reprises. D’abord, face à Thomas Brdaric qui s’était retrouvé seul à la suite d’un loupé de Roberto Carlos (22e). Ensuite, sur un tir de l’attaquant allemand Oliver Neuville (25e). Les Merengues essayaient à maintes reprises de faire la différence par des actions individuelles du Portugais Luis Figo ou des gestes techniques de Zinédine Zidane, mais en vain. La défense allemande était parfaitement organisée.
Seulement voilà, à quelques secondes de la fin de la première mi-temps et sur un centre de Roberto Carlos, zidane, d’une reprise de volée extraordinaire, donnait l’avantage aux siens. En début de seconde période, le Bayer commençait à pousser. Mais au fil des minutes, on voyait des Allemands manquant de rythme. Il fallait attendre les dix dernières minutes pour assister au réveil du Bayer : une tête de Berbatov passait de peu au-dessus (85e). La reprise de tête du gardien allemand Butt frôlait le cadre. Et ce n’est pas tout.
Dans les dernières minutes d’arrêt de jeu, Iker Casillas, qui a pris la place de Cesar, blessé à la cheville, sauvait trois fois sur sa ligne, notamment sur un tir du Turque Bastuerk que tout le stade voyait au fond des filets. Après sa belle prestation, Zidane a fait jeudi la Une de la presse espagnole, en étant sacré « El Zid » par le quotidien sportif Marca faisant, ainsi, allusion au héros castillan le Cid Campeador. Quant aux joueurs de Leverkusen, arrivé à ce stade de la compétition est déjà une performance. « Parfois le football peut être cruel, les dieux du football nous ont châtiés durement. Nous avons un groupe très réduit et il faut être fier d’être déjà arrivés à ce niveau », conclut Klaus Toppmoller, l’entraîneur aux cheveux blancs de Bayer, qui a cru jusqu’à la dernière minute du match !.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *