André Giraud : «Agadir deviendra une véritable base pour athlètes français»

André Giraud : «Agadir deviendra une véritable base pour athlètes français»

Entretien avec André Giraud, président de la Fédération française d’athlétisme

Agadir confirme sa vocation de destination prisée pour les entraînements sportifs de haut niveau. Dans cet entretien le président de la FFA revient sur le camp de base établi pour deux semaines par l’équipe de France d’athlétisme dans la capitale du Souss-Massa.

ALM : Pourquoi le choix d’Agadir pour abriter votre dernier stage ?

André Giraud : Le choix d’Agadir a été fait suite à l’expérience menée par Pierre-Ambroise Bosse, champion de monde du 800 mètres, qui était venu se préparer ici à Agadir au mois de juillet avec son entraîneur dans de très bonnes conditions vu les installations du stade. A son retour il nous a sollicités en nous disant que si à cette époque de l’année, on envoie nos athlètes dans des pays plus chauds, alors pourquoi pas Agadir. Donc l’ancien champion Mehdi Baâla qui est également là avec nous, et qui est le directeur des équipes de France, est venu sur place en novembre, et il nous a dit que les conditions étaient réunies pour qu’on puisse faire un stage ici en janvier avec nos meilleurs sprinteurs.

Est-ce que Agadir présente toutes les infrastructures nécessaires pour accueillir de grandes compétitions internationales ?

Nous avons trouvé ici des infrastructures de qualité. Les athlètes sont restés ici du 2 au 18 janvier, donc c’est une longue période, et nous avons trouvé les conditions idéales pour travailler en grande qualité sur le sprint. Il y a des points à améliorer si on veut faire venir d’autres disciplines comme par exemple les sauteurs en hauteur ou les perchistes. Nous avons eu des réunions avec les représentants des autorités locales, et je crois que les choses vont dans le bon sens, leur volonté c’est de faire en sorte qu’Agadir devienne une véritable base pour athlètes français, pour préparer les grandes échéances, et aussi pour les athlètes marocains. Lors de ces rencontres on a évoqué plusieurs possibilités, notamment celle de faire des formations ici aux entraîneurs, puisqu’il y a des jeunes intéressés dans cette région, et donc on peut à la fois allier la partie stage de haut niveau et formation d’entraîneurs. Le souhait des autorités marocaines c’est qu’on signe une convention entre la FFA, la FRMA et la ville d’Agadir, pour mettre en place un certain nombre d’actions, et en particulier pour les jeunes, avec pour objectif de les aider dans leurs préparations quand ils auront les Jeux olympiques en 2024 à Paris.

Quelles sont vos priorités en tant que président de la FFA ?

On a quatre axes portant sur le développement de l’athlétisme de haut niveau lors des stages, l’athlétisme de découverte pour les enfants avec des outils que la fédération a mis en place, desquels on pourrait faire profiter aussi les écoles marocaines, l’athlétisme de bien-être, santé et loisir. Le dernier axe fort c’est la formation à tous les niveaux parce qu’aujourd’hui il faut des coaches bien formés pour convaincre les jeunes de faire de l’athlétisme. Ces axes sont partagés avec les représentants des autorités que j’ai rencontrés à Agadir.

Quels regards portez-vous sur l’athlétisme marocain ?

Par le passé il y eut de grands champions comme Said Aouita, Hicham El Guerouj et d’autres. L’athlétisme marocain a besoin de se redynamiser, dans les rencontres que je vais avoir avec le président de la FRMA on va évoquer cela, pour voir quels sont les accords de coopération qu’on peut conduire ensemble.

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