Disparition d’Abdelmajid Dolmy : les hommages au « Maâllem » se multiplient

Disparition d’Abdelmajid Dolmy : les hommages au « Maâllem » se multiplient

La disparition du maestro Abdelmajid Dolmy, décédé jeudi soir à l’âge de 64 ans, met fin à une légende qui a marqué l’histoire du football national et africain par ses gestes hauts en couleurs, ses qualités humaines et sa bonne réputation.

Les amis du défunt, comme son public et les joueurs qui l’ont côtoyés, gardent en mémoire l’image d’un joueur et d’un être humain hors pair.

Ses anciens coéquipier, son public et ceux qui l’ont connu se sont rassemblés devant sa demeure à Anfa, se rappelant des moments de gloire qu’ils ont partagé avec le défunt. Emus et surpris par sa disparition, ils n’ont cessé d’évoquer les caractères nobles de celui qui portait le flambeau du « fair-play ».

Aziz Bouderbala, qui composait aux coté de Dolmy le onze national qui a brillamment participé à la coupe du monde « Mexico 1986 », a estimé que le défunt était l’exemple à suivre pour trois générations.

Dolmy, l’être humain, a-t-il ajouté, constituait un phénomène à part entière. C’est un être généreux et rigoureux au service de sa patrie et de son public.

De son côté, l’ancien administrateur au sein du Raja de Casablanca, Ahmed Brija a indiqué que le Maroc perd une légende qui a longtemps marqué l’histoire du football marocain, africain et mondial, ajoutant que le joueur jouissait d’une bonne réputation à l’intérieur comme à l’extérieur des stades.

Aussi, Pour Rachid Boussayri, ancien responsable au sein du RCA, Dolmy n’était pas seulement un joueur de renom, mais il constitue l’un des grands symboles des verts.

Pour Abdelwahed Selami Rahal, l’un des amis du défunt, Dolmy est l’un des meilleurs noms qui marqueront à jamais l’histoire du football.

Surnommé le « Maâllem » (Maestro), Dolmy fait partie de ces joueurs qui ont illustré au mieux la légendaire équipe ayant disputé le mondial de Mexico 86.

Le défunt, qui marquera à jamais la mémoire du football national avec son riche parcours et ses qualités humaines, a entamé sa carrière en 1971 au Raja de Casablanca.

D’abord libéro puis milieu de terrain de la sélection marocaine et du Raja Club Athletic de Casablanca, équipe avec laquelle il a remporté trois coupe du Trône, Dolmy a joué toujours le rôle de « porteur d’eau » qui assurait la couverture et la récupération des balles et alimentait l’attaque avec d’excellentes relances d’où son surnom « Le maestro ».

Joueur discipline dans le terrain et très discret ailleurs, Dolmy, pierre angulaire au RCA et de la sélection marocaine notamment avec l’entraîneur José Mehdi Faria, permettait à son équipe de dominer le milieu de terrain, quelque soit l’adversaire, grâce à son omniprésence.

Il a fait ses débuts avec les Lions de l’Atlas en 1974 lors d’un match contre le Sénégal avant de remporter, avec la génération d’or du football marocain, la Coupe d’Afrique des nations en Ethiopie, unique titre continental dans le palmarès du ballon rond national.

De Dolmy, on gardera toujours l’image de cet excellent numéro 6 qui, lors de la coupe du monde Mexico 1986 lors du match Maroc – Angleterre (0-0) a été noté 9/10 par le Journal spécialisé « L’Équipe ».

Avec au compteur 140 sélections, et 20 années de carrière, il avait obtenu le « prix du fair-play » décerné par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), le 15 octobre 1992, pour récompenser un « joueur dont la moralité et la courtoisie exemplaires le font unanimement considérer par ses partenaires ou adversaires comme un ambassadeur du football ».

L’emblématique numéro 6 de l’équipe nationale et numéro 4 du Raja de Casablanca marquera à jamais les esprits en tant que l’un des plus grands footballeurs de l’histoire du Maroc

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