Enseignants stagiaires: Après Omari, Chabat s’en mêle aussi

Enseignants stagiaires: Après Omari, Chabat s’en mêle aussi

Le secrétaire général du PI a reçu les représentants des enseignants stagiaires au siège de son parti

Selon Chabat qui a réitéré sa solidarité avec les enseignants, l’Etat a besoin de recruter beaucoup plus que les 10.000 stagiaires actuels et que le gouvernement «fuit une solution équitable à ce conflit».

Hamid Chabat, secrétaire général du parti de l’Istiqlal (PI), a de nouveau reçu les représentants des enseignants stagiaires. La rencontre se déroulait pratiquement au même moment où le chef de gouvernement diffusait un communiqué annonçant l’interdiction de la marche nationale promise par la coordination des enseignants stagiaires.

Une interdiction qui ne semble pas pour autant dissuader les concernés qui posent de nouvelles conditions. Simple tactique de négociation ou vraies conditions? En tout cas, les représentants des enseignants stagiaires affirment au cours de leur rencontre avec Chabat que l’abrogation des décrets instituant la séparation de la formation des enseignants du recrutement dans la fonction publique «est la seule solution».
De son côté, Abdel-Ilah Benkiran, chef de gouvernement, avait juré tout au début de la crise que les décrets en question ne seront jamais abrogés même si cela devait provoquer la chute du gouvernement.

Pourtant, des informations commencent à circuler sur un nouveau deal entre l’Exécutif et les enseignants stagiaires, un deal qui prévoit le recrutement de ces derniers en une seule vague en janvier 2017. Si une autre rencontre devrait avoir lieu hier à Rabat entre le wali de la capitale mandaté par le gouvernement afin de négocier avec les stagiaires, les conditions des deux parties risquent de faire échouer le nouveau deal. Car le chef de gouvernement veut que les enseignants stagiaires annoncent la fin de la grève et retrouvent les bancs de la formation avant de finaliser l’accord. De leur côté, les grévistes veulent obtenir de l’Exécutif la non rétroactivité des décrets incriminés. Fort du soutien politique, les enseignants stagiaires semblent prêts à en découdre. En effet, Hamid Chabat a réitéré, selon un communiqué de son parti, sa solidarité avec les enseignants ajoutant que l’Etat a besoin de recruter beaucoup plus que les 10.000 stagiaires actuels. Le secrétaire général de l’Istiqlal a ajouté que le gouvernement «fuit une solution équitable à ce conflit», notant que la protestation menée par les grévistes ces derniers mois est très importante.
Une protestation qui aurait permis, selon Chabat, «d’entrer dans une étape nouvelle de protestation populaire». A noter enfin que les enseignants stagiaires sont en grève depuis cinq mois pratiquement contre l’entrée en vigueur de deux décrets qui imposent aux concernés de passer un concours au terme de leur formation pour intégrer l’Education nationale. Les mêmes textes ont revu à la baisse la bourse mensuelle octroyée aux stagiaires. Mais problème.

Le nombre des stagiaires qui ont intégré les centres de formation cette année atteint les 10.000 personnes alors que le gouvernement ne prévoit de recruter pour l’exercice budgétaire en cours que 7.000 enseignants sur concours. Après la grève, le gouvernement avait déjà proposé via le wali de Rabat de recruter la totalité des stagiaires mais en deux vagues, une première en juillet prochain alors que la deuxième devait attendre janvier 2017. Mais la proposition avait alors été rejetée par les concernés.

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