Le tourisme équestre sera parmi les grands thèmes de la future stratégie

Le tourisme équestre sera parmi  les grands thèmes de la future stratégie

Entretien avec Omar Skalli, directeur général de la SOREC

L’un des axes les plus importants est la sauvegarde du cheval barbe. Et nous avons dans ce sens atteint des résultats prometteurs, un effectif suffisant et une reconnaissance de cette race au niveau national et international.

ALM : Le Salon du cheval d’El Jadida est en lui-même une réussite et un succès pour la filière équine au Maroc. Comment la SOREC contribue-t-elle à ce développement ?

Omar Skalli : Toutes les actions de la SOREC se répercutent directement et indirectement sur la réussite du Salon du cheval d’El Jadida puisque ce dernier est la vitrine de la filière. La contribution est donc large et vaste. Et plus concrètement, je peux ajouter que nous sommes sponsors du Salon. Nous mettons à dispositions des ressources humaines pendant la semaine pour prêter main forte à l’organisation et nous offrons et organisons des spectacles.

Bientôt, la stratégie nationale pour le développement de la filière équine arrivera à son terme (2011-2020). Les objectifs fixés ont-ils été atteints?

La stratégie présentée par le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, M. Aziz Akhannouch en 2011, a été confiée à la SOREC pour sa mise en oeuvre et son exécution. On peut considérer aujourd’hui que c’est une réussite. Toutes les faiblesses identifiées sont aujourd’hui corrigées.

Aujourd’hui, l’un des axes les plus importants est la sauvegarde du cheval barbe. Et nous avons dans ce sens atteint des résultats prometteurs, un effectif suffisant et une reconnaissance de cette race au niveau national et international. Aussi, les courses ont été améliorées et nous ne pouvons qu’en être satisfaits. Et tout cela est dû en grande partie à l’investissement au quotidien des professionnels puisque nous ne faisons que les accompagner à travers notamment le Salon du cheval et les actions permanentes de la SOREC au niveau des haras et des hippodromes.

Heureux donc d’avoir honoré nos engagements. Et nous pensons dès aujourd’hui à l’avenir.

Qu’en est-il justement de la future stratégie pour la période 2020-2030 ?

En attendant de voir ce que nous réveleront les études dans ce sens, je peux vous dire que la stratégie sera basée essentiellement sur la promotion du tourisme équestre. Celui-ci pourrait profiter d’un écosystème propice qui n’existait pas auparavant mais qui est aujourd’hui bien présent pour contribuer à la réussite de l’ensemble des objectifs qu’on se fixera au futur.

Les courses de chevaux ont nettement évolué. A quoi est dû ce développement ?

Elles ont effectivement évolué sur plusieurs point, notamment la qualité de l’organisation et le nombre de courses et de chevaux qui ont significativement augmenté. De plus, nous exportons depuis trois ans jusqu’à 30 courses marocaines qui sont support de paris en Europe. Nous espérons développer de nouveaux marchés pour ces courses-là pour avoir de nouveaux revenus. Et je pense aussi que conjointement, la SOREC et les éleveurs sont en train de produire de bons chevaux.

La qualité génétique s’est clairement améliorée depuis quelques années grâce à un programme mis en place avec les éleveurs qui consiste à l’importation de la semence congelée subventionnée. Cela permettrait dans quelques années d’avoir des chevaux qui peuvent facilement rivaliser avec les meilleurs pur sang arabe du monde.

Quel bilan dressez-vous du Meeting international du Maroc après quatre éditions?

Le nombre de participants ne cesse d’augmenter d’édition en édition. Aujourd’hui c’est un rendez-vous qui s’est frayé une bonne place dans le calendrier des grands événements de la filière équine.

Le choix qui a été fait il y a quatre ans d’organiser le Meeting international du Maroc au mois de novembre y est pour beaucoup. Pendant ce mois, les courses ne sont pas nombreuses dans le monde.

La retransmission de cet événement a également contribué à en faire une belle promotion. Aujourd’hui nous sommes parvenus à créer une communauté de participants internationaux fidèles à ce rendez-vous ainsi qu’à en attirer chaque année de plus en plus.

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