Maroc-Iran : A la recherche d’une première victoire

Maroc-Iran : A la recherche d’une première victoire

Bien qu’ils aient un style de jeu diamétralement opposé, Marocains et Iraniens présentent des caractéristiques et des statistiques presque identiques. Les deux camps disputent, chacun, leur cinquième Mondial mais avec des honneurs différents.

Les Lions de l’Atlas ont certainement manqué au Grand Ours. Il les accueille chez lui à bras ouverts. En effet, après quatre éditions manquées, la sélection nationale de football retrouve la plus prestigieuse des compétitions mondiales qu’est la Coupe du monde.

Pour sa première sortie, l’équipe nationale croisera le fer avec son homologue iranienne. Auteur d’une bonne préparation, elle devra capitaliser sur l’excellent parcours réalisé lors des qualifications.

Tout le monde s’accorde sur l’importance cruciale du premier match qui balise généralement la route pour passer le cap du premier tour. Une victoire est synonyme d’espoir pour entrevoir dans de meilleures dispositions, mentales et physiques, mais surtout avec moins de pression, les deux derniers matchs devant les favoris (Portugal et Espagne).

Bien qu’ils aient un style de jeu diamétralement opposé, Marocains et Iraniens présentent des caractéristiques et des statistiques presque identiques. Les deux camps disputent, chacun, leur cinquième Mondial mais avec des honneurs différents. Les Marocains ayant réussi à crever l’écran avec le premier coup d’éclat de la génération dorée de 1986 en sortant en tête de leur poule après deux nuls blancs (Angleterre et Pologne) et une victoire (Portugal, 3-1), alors que les Iraniens n’ont jamais franchi la phase de groupe (1978, 1998, 2006 et 2014).

Ils ont aussi en commun leur parfait parcours de leur groupe respectif de qualification continentale en restant invaincus, les Lions de l’Atlas ne concédant aucun but au moment où les hommes de Carlos Queiroz en ont pris deux (dernier match contre la Syrie). L’entraîneur portugais devra composer une équipe majoritairement avec des joueurs qui évoluent dans le championnat local ou dans les championnats européens de seconde zone (Belgique, Grèce, Russie,…). Pour cette Coupe du monde, la fédération n’a pas hésité à fermer les yeux sur certaines sanctions infligées à deux de leurs joueurs : Masoud Shojaei, qui pourrait disputer son 3ème Mondial, et Ehsam Hajsafi. Ces deux internationaux ont été bannis à vie pour avoir joué avec Panionios, leur club à l’époque, face à une équipe israélienne. Aujourd’hui, respectivement à l’AEK Athènes, et à l’Olympiakos.

Néanmoins, le Team Melli pourrait se passer des services de l’une de leurs précieuses pépites. Le meilleur buteur de l’équipe, Mehdi Taremi, serait, selon les dernières informations, absent vendredi en raison d’une blessure.

En 26 rencontres avec la sélection nationale, Mehdi Taremi a marqué tout de même 11 buts. Reza Ghoochannejhad, qui évolue actuellement au SC Heerenveen et meilleur buteur de l’Eredivise néerlandaise (21 buts), devrait être choisi par le sélectionneur pour le remplacer.

Du côté du Onze national, l’infirmerie serait vide. Nabil Dirar aurait tiré profit des moments de répit que lui a accordés l’entraîneur. Idem pour Achraf Hakimi. Le staff médical a rassuré les supporteurs marocains au sujet de sa blessure contractée au niveau de l’épaule.

L’équipe au complet possède toutes les chances pour sortir victorieuse de la première joute. Hervé Renard doit miser principalement sur la qualité intrinsèque et la vitesse de ses attaquants tout en veillant à museler les vedettes les plus en vue de l’autre camp.

A Benatia, Ziyach et consorts de prouver que la qualification était plus que méritée. A Renard d’inciter ses joueurs à se concentrer d’abord sur leurs points forts avant de chercher à affaiblir ceux de leur adversaire du jour.

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